• juillet
    11

    Le blaireau, sur le fil du rasoir


    par Michel
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    L’acharnement des pouvoirs publics à l’encontre du blaireau ne semble avoir aucune limite.

    Le blaireau est pourtant un animal inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, il est donc protégé, mais, il est malheureusement pourchassé en France, à titre dérogatoire.

    Son massacre est continu. Chaque année, à la demande des chasseurs, les préfets autorisent le tir, le piégeage et le tir de nuit de cette espèce dont la dynamique de reproduction est pourtant particulièrement faible et qui paye déjà un lourd tribu sur les routes.

    Comme toujours dans les atteintes à la faune sauvage, la procédure de consultation publique, qui n’est là que pour donner bonne conscience aux pouvoirs publics, ne sert à rien. L’avis des citoyens n’étant jamais pris en compte. Seules les doléances des chasseurs ont un poids.

    Il existe pourtant des mesures simples d’effarouchement ou de répulsion olfactive pour éviter les très rares dégâts causés aux cultures et aux infrastructures. Mais ici on préfère tuer plutôt que réfléchir.

    Le blaireau n’est qu’une cible de plus pour les chasseurs et les piégeurs irrespectueux de la vie sauvage.

    Le site de l’association Meles

    Le rapport du CSPNB (2016)

    Les consultations en cours (site AVES)

     

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  • mai
    17

    Le blaireau


    par Etienne Spataro
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    Badger

    Le blaireau, espèce appartenant à la famille des mustélidés, habite dans un terrier. Son régime alimentaire est essentiellement composé de vers de terre et végétaux (fruits, céréales, tubercules, champignons). S’y ajoutent également quelques taupes, petits rongeurs et insectes. Il se nourrit de manière très occasionnelle d’un œuf ou d’un oisillon. Il cohabite souvent avec d’autres espèces au sein du même terrier : renards, lapins, martres, parfois des chats forestiers, voire exceptionnellement avec des loutres. C’est pour cela que le déterrage des blaireaux, pratique de chasse cruelle et arriérée, est très perturbatrice pour la faune.

     

    Que lui reprochent les chasseurs ?

    ico-fusilDe commettre des dégâts aux cultures ?

    Les dommages aux cultures sont très minimes et souvent exagérés. Au contraire, les blaireaux aident les paysans en détruisant de nombreux vers blancs. De plus, la simple installation d’un fil à 15cm de hauteur empêche l’accès aux blaireaux. Les répulsifs se sont aussi montrés très efficaces.

    ico-fusilD’affaiblir les terrains avec ses terriers ?

    On lui reproche quelquefois d’affaiblir la stabilité des sols. Les terriers sont la plupart du temps creusés en forêt ! Et s’ils demeurent gênants, il suffit simplement de faire fuir leur propriétaire en déposant des tissus imbibés de répulsif non toxique, et de reboucher les trous. Il n’y a aucune nécessité de tuer l’animal. D’ailleurs, déterrer l’animal serait absurde : cela abîmerait et fragiliserait bien plus le lieu !

    ico-fusilDe se nourrir d’œufs et d’oisillons?

    Des études montrent que la prédation sur les œufs et les oisillons est rare. De plus, les chasseurs auraient-ils oublié que c’est justement le rôle des prédateurs naturels ?

    ico-fusilDe proliférer ?

    Les effectifs des blaireaux sont au contraire en diminution dans la plupart de nos régions. D’autre part, cette espèce possède un processus d’autorégulation et ne peut donc pas proliférer :

    « Le blaireau a une dynamique de population calme. Si on a une population théorique de 100 individus, elle va être constituée de 50 mâles, 50 femelles. On a constaté qu’en moyenne, 1/3 des femelles mettent bas chaque année. Sur cette population, on aura donc 16 femelles qui vont mettre bas chaque année, produisant chacune d’entre-elles en moyenne 2,5 jeunes, c’est-à-dire une production en jeune de 40 individus par année. Donc théoriquement, la population pourrait passer à 140 individus. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en moyenne 50% des jeunes meurent lors de la première année, ce qui réduit notre population à 120 individus. En retirant les individus adultes qui vont mourir naturellement (cela concerne 5 à 10 individus), on obtient une croissance potentielle de 5 à 10%. Mais cette croissance est purement théorique, et ne tient pas compte du fait que la mortalité routière a un impact assez important. Si on tient compte de la moyenne européenne au niveau de la mortalité routière, qui est d’environ 20%, on a au final une population de blaireaux qui va rester stable au fil des années. Et bien sûr, si l’impact de la chasse vient s’ajouter à cela, on a des possibilités d’avoir des populations de blaireaux qui vont diminuer. »

    Emmanuel Do Linh San, Biologiste, spécialiste du blaireau.

    Le blaireau doit devenir une espèce protégée en France !

    Ainsi, les dégâts du blaireau occasionnés aux cultures sont très minimes et facilement évitables (dépôt de répulsif, fil à 15 cm, etc.). Cette espèce ne pose aucun problème pour la faune, sa prédation sur le « petit gibier » est très faible et tout à fait naturelle et nécessaire. De plus, cette espèce n’a pas à être « régulée » puisqu’elle ne peut pas proliférer, car elle est munie d’un processus d’autorégulation (démonstration ci-dessus). De plus, ses effectifs ont tendance a être en baisse ; la pression de la chasse, s’ajoutant à la mortalité liée au traffic routier, étant une pression de trop.
    Rien ne justifie la persécution du blaireau !

     

    Une espèce protégée dans de nombreux pays

    carte_statut_blaireauLe blaireau est une espèce très fragile, ses effectifs sont en diminution dans de nombreuses régions françaises. Il est ainsi protégé dans la plupart des autres pays : Espagne, Grande-Bretagne, Luxembourg, Italie, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Grèce, Irlande, Portugal…

    Mais manifestation, cela n’inquiète guère les chasseurs français, qui continuent à le détruire, et qui vont même jusqu’à demander son inscription dans la liste des animaux « nuisibles » !

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  • février
    15

    Dites stop à la vénerie sous terre!


    par Michel
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    La vénerie sous terre est une méthode de destruction des animaux (blaireaux et renards en particulier) parmi les plus barbares qui soient.

    Une consultation publique entérine cette abjection, sous couvert d’une évolution favorable dans la prise en compte du bien-être animal.

    De qui se moque-t-on?

    La vraie seule mesure serait d’interdire cette pratique d’un autre temps.

    Virginie Boyaval, fondatrice de l’association Meles, ne décolère pas:

    « En tant que Présidente de l’Association MELES et éthologue depuis plus de 14 ans sur le blaireau, je suis scandalisée que l’on puisse parler de bien-être animal dans la pratique de la vénerie sous terre. Que ce soit pour les blaireaux ou les renards, le stress d’être acculés au fond du terrier par la pression des chiens pendant plusieurs heures voir plusieurs jours, pour ensuite être pris par des pinces qui leurs brisent les pattes ou les étranglent est bien loin du bien-être animal. Et je sais de quoi je parle car j’ai en possession ces pinces qu’utilisent les déterreurs … alors je ne sais pas où est la notion de bien-être animal.

    De plus, il est absolument scandaleux d’autoriser le déterrage (ou vénerie sous terre) des blaireaux à partir du 15 mai. Ces périodes complémentaires autorisées correspondent aux périodes d’élevages des petits et ces derniers ne sont pas sevrés. Lorsque la mère est tuée, elle laisse derrière elle des orphelins incapables de survivre seuls. Mon centre de soins pour les mammifères sauvages, récupère chaque année des blaireautins non sevrés et non émancipés jusqu’en juillet. Alors encore une fois quand on parle de bien-être animal, j’ai envie d’exploser de colère quand je vois dans quel état je récupère ces blaireautins.

    Aussi, en 2014, vous aviez modifié l’arrêté en interdisant les championnats et compétitions pour les remplacer par des journées de formation et d’entrainements de chiens. Mais quelle est la différence… juste un choix des mots pour moins choquer l’opinion publique, mais le résultat est le même : plusieurs terriers déterrés par un certain nombre d’équipages venant de toute la France et de Belgique pour tout simplement assouvir le plaisir morbide de ces déterreurs.

    De plus, vous avez stipulé de la nécessité d’interrompre les opérations de déterrage en cas de présence d’une espèce protégée. Il s’avère que les chauves-souris, comme le petit rhinolophe, vivent dans les terriers occupés par les blaireaux. Cette espèce est protégée et en aucun cas, son habitat peut être détruit. Lorsqu’un déterrage est mené, comment voulez-vous que les veneurs détectent la présence des chauves-souris ? L’habitat est déjà détruit et les chauves-souris avec… Une étude menée par MELES est en cours. Si cet état de fait n’est pas pris en compte et que la vénerie sous terre est toujours autorisée, le gouvernement sera tenu responsable de la disparition (déjà très fragile) de certaines espèces de chauves-souris.

    Vous parlez aussi de la pratique de la vénerie sous terre pour limiter les risques sanitaires, faisant référence à la tuberculose bovine … encore une belle utopie ! Sur les zones à risque de tuberculose bovine, le déterrage n’est pas autorisé en raison de risque de transmission de cette bactérie pour les chiens …

    En résumé, la vénerie sous terre n’est pas du tout justifiée, que ce soit sur les renards ou les blaireaux, cette pratique barbare et cruelle est juste une tradition d’un autre temps qu’il est tant d’interdire.

    Je n’ai jamais vu une chasse aussi monstrueuse, alors quand vous dîtes : « cet arrêté … apporte des évolutions tenant compte des travaux du gouvernement sur la notion de bien-être animal.
    Il vise notamment à limiter la souffrance des animaux capturés. » Je pense que vous, les représentants de Gouvernement n’avaient jamais assisté à cette pratique cruelle !

    Il est scandaleux qu’un pays civilisé comme le nôtre, alors que nos pays limitrophes ont interdit cette pratique, continue de promouvoir la vénerie sous terre. Honte à la France ! »

    Virginie BOYAVAL

    La consultation publique 

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  • juillet
    30

    Dr Nicolas et Mr Hulot


    par Michel
    Commentaires fermés sur Dr Nicolas et Mr Hulot

    Nicolas Hulot avait raison.

    Les insectes disparaissent, les oiseaux disparaissent, les mammifères disparaissent et tout le monde s’en fiche. Et lui le premier.

    Son allocution devant l’assemblée nationale, le 21 mars 2018, était émouvante, on y avait presque cru tant il paraissait sincère quand il demandait à « avoir un sursaut d’indignation et de réaction« . 

    Paroles, paroles, paroles (air connu).

    Mais l’émotion est retombée, il faut penser aux élections, à la côte de popularité chez les chasseurs de plus de 75 ans (pléonasme), aux territoires, aux terroirs. Ah les traditions! Ce qui fait que la France a toujours aux yeux des étrangers un petit coté … ridicule.

    Trois consultations publiques sont proposées par le Ministère de la transition écologique et solidaire avant d’entériner le massacre de centaines de milliers d’oiseaux migrateurs dans le sud-ouest par des méthodes cruelles et non-sélectives.

    Comme la pluie et le vent, les oiseaux et plus encore les oiseaux migrateurs n’appartiennent à personne. Leur vol, leur chant, leur livrée sont un don pur, un cadeau qu’ils nous font juste par leur présence. En retour, qu’est-ce que nous leur offrons? Du plomb, des pièges et des larmes.

    Il faut répondre à ces consultations publiques, bien sûr. Même si les dés sont pipés, même si la décision est déjà prise. Ce que Willy (1) veut, Jupiter (2) le veut.

    A ces consultations publiques, comme à celles concernant les tirs de nuit du renard, ou la période complémentaire du déterrage du blaireau, les commentaires sont nombreux – il faut qu’ils soient nombreux – et quasiment tous opposés aux mesures proposées. Mais pour autant, le ministère autorisera ces méthodes barbares, en passant par dessus la volonté populaire.

    On se fiche de la biodiversité, et on se fiche de nous, aussi.

    Argumentaire LPO

    (1) prénom ridicule, qui fait penser à une baleine (ou un orque peut-être)

    (2) Dieu romain, roi des dieux

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  • juin
    30

    Le tortionnaire de chats condamné


    par Michel
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    Près de Caen (Calvados), un homme « bien sous tout rapport », ingénieur de formation, père de famille a été condamné par la justice pour avoir torturé des chats.

    Les chats, comme les chiens, sont en tant qu’animaux domestiques, protégés par la loi. Les mauvais traitements qu’on peut leur infliger sont donc répréhensibles.

    A contrario, les animaux sauvages ne bénéficient d’aucune protection. Par plaisir, on peut torturer les blaireaux dans leur terrier, on peut poursuivre les cerfs jusqu’à épuisement, on peut tirer les renardes qui mulotent pour nourrir leur progéniture et donc condamner les renardeaux à mourir de faim…etc. Et ça en  toute légalité.

    Pourtant, tous les animaux sont sensibles et souffrent dans leur chair et dans leurs sens.

    Les chasseurs, « biens sous tout rapport », eux aussi, deviennent des tortionnaires dès qu’ils enfilent leurs habits militaires.

    A quand, à Caen ou ailleurs, le procès de ceux-là?

    Article de France3 Normandie

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  • juin
    11

    Vaine vénerie


    par Michel
    Commentaires fermés sur Vaine vénerie

    Y-a-t-il une activité plus inutile et plus cruelle que le déterrage des blaireaux?

    Pour le commun des mortels, les blaireaux sont des animaux quasi invisibles sauf quand ils gisent sur le bord de la route, percutés par un véhicule qui roule trop vite dans la nuit. Environ 25 000 blaireaux meurent ainsi. Et presque autant meurent dans d’atroces souffrances après avoir été déterrés par des êtres sanguinaires qui prennent plaisir à détruire des animaux inoffensifs.

    Les blaireaux se nourrissent principalement de vers de terre et ne gênent en aucun cas le chasseur dans son loisir mortifère. Il est classé gibier sans être mangé, il n’est pas classé nuisible et est protégé chez nombre de nos voisins européens.

    Quelle raison pour un tel acharnement en France? Si ce n’est, une nouvelle fois, le plaisir.

    Le plaisir de tuer.

    Pétition pour le blaireau 

    Vidéo de l’ASPAS

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  • juin
    09

    Quand Hulot croit encore tenir les rênes


    par Michel
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    Dans un entretien sur France Inter, ce mercredi 6 juin 2018, le ministre Nicolas Hulot à été interrogé sur la chasse par Jean-Louis un protecteur de la nature . Nicolas Hulot s’est dit aussi « affligé » que lui devant le sort ignoble réservé aux renards et aux blaireaux et a affirmé dialoguer avec tous et en particulier avec les chasseurs.

    Quant au permis de chasser national dont le prix passerait de 400 à moins de 200 euros, il assure que « rien n’a été décidé », qu’il veut bien en discuter avec les chasseurs mais pas avec les lobbyistes et en particulier pas avec Thierry Coste qui « annonce parfois en sortie de concertations des choses qui n’ont pas été actées ». « Jusqu’à preuve du contraire le ministre concerné c’est moi » a-t-il ajouté comme pour s’en persuader.

    La Fédération Nationale des Chasseurs avait fait savoir en février, à l’issue d’une rencontre avec Emmanuel Macron à l’Elysée, que le chef de l’Etat avait validé le permis à 200 euros – contre 400 euros actuellement – comme ils le réclamaient.

    Qui bluffe alors, la FNC ou Hulot? L’avenir nous le dira très vite.

    l’article de Médiapart

    l’émission de France Inter

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  • mai
    03

    Becs et ongles pour les corbeaux


    par Michel
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    Voilà donc comment sont établies nos relations avec les co-habitants de la planête.

    Les renards sont des concurrents, on les tue; les blaireaux font des trous, on les tue; les corbeaux font du bruit, on les tue.

    Mon voisin met la musique un peu fort, je le tue aussi?

    Pourquoi n’utiliser que la partie limbique du cerveau, celle qui incite à la violence, pourquoi ne pas faire fonctionner le cortex et trouver une solution moins primaire que l’extermination des autres?

    A Bellac (Haute-Vienne), une fois de plus, les chasseurs se sont mis au service du préfet pour accomplir la seule tâche dont ils sont capables: tuer.

    La chasse suspendue dans un premier temps

    Les habitants se rebiffent

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  • septembre
    10

    Samedi 1er octobre, Grande manifestation contre la chasse


    par Etienne Spataro
    Commentaires fermés sur Samedi 1er octobre, Grande manifestation contre la chasse

    Le Collectif du 21 septembre (75 associations), rejoint par Sea Shepherd, la Fondation Brigitte Bardot et One Voice, organise une grande manifestation pour en finir avec la chasse et le piégeage.

    La chasse est un divertissement mortifère pratiqué par moins de 1,5 % de la population. Pourtant, chaque année, ce sont 30 millions d’animaux qui sont abattus par les pratiquants de ce loisir ! Les chasseurs français, tuent tous les ans 25 millions d’oiseaux , soit le quart du tableau de chasse européen !

    Nous devons en finir avec ce loisir qui, bien que pratiqué par moins d’un million de personnes, s’impose 7 jours sur 7 pendant des mois (plus longue période de chasse en Europe !).

    Chaque année, des randonneurs, ramasseurs de champignons, vététistes, agriculteurs sont blessés ou tués par des chasseurs. Cela sans que les pouvoirs publics ne prennent la moindre mesure :
    – Pas de limite d’alcoolémie pour les chasseurs
    – Pas de visite médicale, donc de contrôle de la vue, pour ces personnes qui se servent pourtant de leur arme dans des milieux fréquentés par d’autres usagers de la nature ! Cette mesure est pourtant obligatoire pour les tireurs sportifs qui pratiquent leur loisir dans des enceintes sécurisées…
    – La France est le seul pays d’Europe où la chasse est pratiquée pendant les deux jours du week-end. Le seul également où la chasse est ouverte tous les jours de la semaine !
    Les chasseurs tentent par une imposture intellectuelle, de justifier la pratique de la chasse comme étant une indispensable « régulation » des espèces :
    – L’alouette, la bécasse ou la sarcelle ont-elles besoin de régulation ?
    – Des espèces menacées de disparition (Grand tétras, tétras lyre ; lagopède, etc…) sont toujours chassées en France !
    – Chaque année, 20 millions de faisans, perdrix et autres animaux « de tirs » sont lâchés par les sociétés de chasse pour être abattus quelques jours après. Est-ce là de la régulation ou un jeu de massacre ?
    – Les chasseurs ont multiplié par 10 en 35 ans les populations de sangliers dont ils entretiennent la surpopulation pour satisfaire leurs adhérents ou actionnaires.
    – ils pourchassent souvent avec force cruauté les prédateurs naturels qu’ils considèrent comme des concurrents: mustélidés, renards (un million d’animaux tués/an), le loup et le blaireau provoquant ainsi des déséquilibres extrêmement préjudiciables à la biodiversité.
    Des solutions simples peuvent être mises en place pour cohabiter intelligemment avec la faune de notre pays qui subit les contraintes du développement continu des activités humaines. Ces solutions peuvent nous permettre d’en finir avec ce loisir d’un autre âge, pour le respect du vivant et pour que chaque citoyen puisse bénéficier de la nature sans craindre de se faire tirer dessus, nous manifesterons :

    Le 1er octobre de 10h à 13h, Place Joachim Bellay (Paris 1er)

    La manifestation sera accompagnée de stands associatifs et de restauration sur place

    Elle sera suivie de la projection du film de Kate Amiguet :
    Chasseur, tueur, imposteur ?
    Salle Jean Dame à 14h30 (entrée à 14h). Il sera suivi d’un débat avec la réalisatrice, Gérard Charollois (président de la CVN auteur du livre « Pour en finir avec la Chasse) et Pierre Athanaze (Président d’Action Nature, auteur du « Livre noir de la chasse)

    Contact presse :
    Pierre ATHANAZE 06 08 18 54 55
    Kate AMIGUET 00 41 079 441 71 71

    Liste des associations du Collectif du 21 septembre : 269 LIFE FRANCE, Acta Antispécisme (ou Acta Gironde), Ambassade des Pigeons, Action Nature Rewilding France, AEC, Animal Cross, AEP, Animalsace, Animalibre, APIE ( Association de Protection et d’Initiation à l’Environnement), Association du Collectif Animalier du 06, Association Sauvegarde du Château de Flée, AVES France, AVF (Association Végétarienne de France), AVRE, Bio Vivre en Brie, Brouillard Définitif, CAUSA, C’est Assez, C’Topoil, CCE2A (Collectif Contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animales), CHAMADE (CHaumière et Médiation Animalistes), C.H.A.N.T (pour une Cohabitation Harmonieuse avec les autres Animaux et la Nature sur Terre), CNPA (Collectif Nantais Pour les Animaux), Collectif Société Anti Fourrure, Combactive, CHATEAU de FLEE; Monument historique,C.RÉ.DO. Pigeons et Protection Animale, CREL (Club de Reconnaissance et d ‘Entraide aux Lévriers), CVAAD, CVN (Convention Vie et Nature), DDA (Droits des Animaux), Droit des Animaux Sud, Dignité Animale, Entre Chiens et Loups, Groupe d’Actions Animales Moselle, Guadeloupe Animaux, F.G.N. (Fées Gardiennes de la Nature), GREEN, Humanimo, INFO VEGANE, Initiatives Terre, Jack et Jessie Protection Animale, la fondation M.A.R.T. (Mouvement pour les Animaux et le Respect de la Terre), La Griffe, La Voie de l’Hirondelle, La Tribu de Sapeur, L’arche de Valudo, Le Klan du Loup, Les désobéissants, L214, Laissons Leur Peau Aux Animaux (LLPAA),Les compagnons de Freya, Ligue Universelle pour la Nature et les Animaux, Les 3 a, Les Crins Verts, Liberté Egalité Animale 49 , Matoucoeur, MFP (Mission Française pour Singes en Danger), Mouvement pour la Cause Animale, Oïkos Kaï Bios, Oiseaux Nature, Patacha, Point Info Loup Lynx, RAC (RAssemblement pour une France sans Chasse), Protection Faune Sauvage Sedan, RAN (Respect de l’Animal et de la Nature), Respectons, Initiatives Terre, Refuge “Ame’Ni’Maux”, Refuge « Amis des Bêtes », Sauvetage et Chats en Détresse, Secourisme Animalier, SSA49, SVPA ( Société Vosgienne de Protection Animale), Stop Souffrances Animales 49, Vigilance Citoyenne pour le Pâtis, Wolf Eyes Asbl

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  • mai
    17

    Le loup


    par Etienne Spataro
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    Deutschland, Bayern, Grauer Wolf säugt ihre Welpen

    Canis Lupus Italicus est revenu en territoire Français naturellement via l’Italie. Et ce, après 400 000 ans de présence et 60 années d’absence dues à son éradication. La première observation qui a officialisé son retour fut réalisée dans le massif du Mercantour (Vallon de Molière) en 1992.

     

    Le rôle écologique du loup

    Le loup n’est pas présent par hasard. En se réappropriant des espaces naturels, il exerce son rôle salvateur et
    régulateur sur les milieux.

    Rôle écosystémique
    Ex. : Réintroduit en 1996 après son éradication dans les années 20 dans le parc du Yellowstone aux Etats-Unis, la
    présence du loup a refaçonné le paysage. Sa présence oblige les herbivores à se déplacer et cela favorise la végétation ; les prairies ont reverdi, les saules et les trembles sont revenus. La proportion d’arbustes broutés est passée de 100% à 20%. Les castors et certaines espèces de poissons ont profité de ce couvert pour habiter de
    nouveau le parc, et les oiseaux y retrouvent des endroits favorables à la nidification.
    http://oregonstate.edu/ua/ncs/archives/2011/dec/yellowstone-transformed-15-years-after-return-wolves

    Plus près de nous, les observations comparatives entre les zones « habitées » par le loup et les zones chassées où le loup est malvenu sont frappantes. Dans le massif des Abruzzes par exemple, les observations montrent que l’ensemble de la faune dans ces zones présente un état sanitaire très satisfaisant, avec des signes de bonne santé
    psychique et physiologique identifiables, contrairement aux zones chassées, sans loup, ou les animaux stressés et
    dérangés présentent des signes de faiblesse physiologique et des comportements anormaux de fuite liés au stress…
    En exerçant pleinement son rôle de prédateur naturel, le loup permet une excellente dynamique de ses proies. Une
    étude2 en IDAHO (USA) a démontré que l’évolution de l’écosystème est positive dès lors que la population de loups,
    se rapproche de son seuil biologique maximum dans un espace donné. D’autres études récentes tendent à démontrer la capacité des loups à reconstituer certains écosystèmes.

     

    L’alimentation du loup

    L’alimentation du loup est directement liée aux ressources de ses biotopes.
    L’analyse des crottes collectées dans les massifs des Monges, du Queyras, du Vercors, de Belledonne et de
    Maurienne ainsi que les suivis des meutes de Vésubie-Tinée et Vésubie-Roya, montrent que le loup se nourrit
    majoritairement de grands ongulés herbivores3. La part de prédation sur les animaux d’élevages varie suivant la
    quantité des ressources sauvages4. Les attaques de troupeaux vont être significativement plus importantes lorsque
    la faune sauvage se raréfie (Source FERUS). Une étude5 de 3000 restes de repas en Allemagne montre que le repas du loup est composé principalement de chevreuils (55,3%), de cerfs (20,8%), de sangliers (17,7%), de lièvres (3%).
    La chasse, de plus en plus orientée sur les grands ongulés, perturbe considérablement les possibilités de ressources alimentaires naturelles du loup. La réduction trop importante de ces ressources, constituées essentiellement d’ongulés sauvages, provoque immanquablement, dans certaines régions, un recours aux cheptels domestiques, souvent laissé sans protection. On assiste alors pour ce régulateur, à de « l’over killing » sur des proies faciles qui restent groupées. La prédation sur la faune sauvage est toute autre, seul un individu est prélevé en l’absence du reste de la harde, dont la fuite ne peut être contenue. Le loup et la meute ne se focalise que sur cette proie. Cette chasse naturelle du loup a l’avantage, contrairement à la chasse artificielle de l’homme, d’assurer à la faune sauvage un « retour » à un comportement espèce-proie profitable à son équilibre psychique.

     

    La cohabitation et le pastoralisme

    Ce sujet fait l’objet d’une sorte de bras de fer, bien franco-français, avec des confrontations où se mêlent positions
    intransigeantes, pressions de type lobbyiste, intérêts corporatistes, suivisme politique, etc., les naturalistes et le loup
    étant placés comme boucs émissaires d’une filière en perdition. Nous remarquons que depuis 1993, le nombre
    d’ovins n’a cessé de décroître6 (depuis 1998 en PACA) de même que le nombre d’éleveurs. Parallèlement on
    constate une forte progression des troupeaux dits volumineux de plus de 350 brebis (souvent de 3000 à 3500 têtes).
    Alors que l’Italie et l’Espagne, qui comptent environ 600 loups, et pour l’autre 2000, avec respectivement 7 et 14
    millions de moutons, sont des pays « autosuffisants » en matière de consommation d’ovins (à hauteur de près de
    70 % pour l’Italie et 116 % pour l’Espagne7) la France, elle, avec 7 millions d’ovins8 et quelque 200 à 250 loups,
    importe 85 % de sa viande ovine.
    Si la prise en compte de la présence du loup a permis d’améliorer les conditions d’exercice du pastoralisme en
    apportant des financements et compensations des contraintes liées à la présence des prédateurs, la tendance est
    encore à l’abandon du gardiennage et à l’accroissement des troupeaux, dans un système de « ranching ». Il y a des
    antagonismes qui ne trouveront jamais leur équilibre et cela n’a rien à voir avec la présence du loup.

     

    Le loup et la chasse

    Son bol alimentaire est amoindri par les plans de chasse, et s’ajoute le dérangement et la perturbation apportés par les battues. Le loup doit avant tout trouver son alimentation dans son milieu de vie pour ne pas se tourner vers les troupeaux. Il y a donc incompatibilité entre la pratique de la chasse et la préservation de la présence du loup. La première des mesures à prendre est donc de limiter voire de supprimer la chasse sur les zones de présence permanente (ZPP) du loup, afin de lui laisser la possibilité de jouer pleinement son rôle.

     

    Les conditions d’une cohabitation harmonieuse

    Nous ne sommes pas opposés au maintien des activités pastorales, mais elles doivent pouvoir s’adapter à la
    présence du loup. La difficulté est de parvenir à « conditionner » l’animal à respecter, dans toute la mesure du
    possible, les activités humaines.
    Nous connaissons les critères permettant une bonne gestion et le maintien de la sécurité du troupeau par le berger,
    il reste donc à trouver les moyens de limiter au maximum l’attraction du loup vers les cheptels domestiques.
    Les techniques basées sur l’effarouchement trouvent assez rapidement leurs limites et sont régulièrement
    détournées par l’animal. La destruction n’est pas la solution pour cette espèce « clef de voute » des écosystèmes.
    Il s’agirait, en recensant études, compétences et procédés techniques, de trouver des voies efficaces et
    reproductibles permettant de faire apprendre au loup, dès la première tentative, à éviter les troupeaux.
    Ce point précis pourrait faire l’objet d’un Colloque, à finalité pratique, rassemblant scientifiques, naturalistes,
    experts et « praticiens » du loup, afin de trouver des méthodes de « conditionnement » durables, et
    transmissibles entre membres de l’espèce. Et de pouvoir les mettre en place.

    Conclusion : Elément de la biodiversité, comme n’importe quelle espèce, le loup n’est pas un Mythe ni un animal nuisible, n’en faisons pas un animal « sacré », mais simplement un exemple du combat mené pour la protection
    de la nature et de ses espèces constituantes
    . Il est essentiel d’accepter que la question du loup (des grands
    prédateurs en général – Loup – Lynx – Ours) fasse appel à l’intelligence et invite à croiser plusieurs champs de
    connaissances. Pour parvenir à dénouer la complexité du problème, il ne faut ni exagérer ni réfuter les difficultés
    encourues, et savoir analyser les rouages d’une instrumentalisation politique.

    1 Geneviève Carbone éthologue spécialiste du loup, à l’origine de la première observation du loup en 92
    2 Cogestion Intergouvernementale du Loup gris en IDAHO – Nicolas Barbier Docteur en géographie.
    3 Les grandes proies sont récompensantes pour le Loup. Sangliers, mustélidés, marmottes, mésoprédateurs (renards, blaireaux) sont anecdotiques… mais aussi végétaux, baies…
    4 La réduction des attaques sur les cheptels domestiques est inversement proportionnelle à l’agrandissement des individus de la meute !
    5 http://2doc.net/13v4c
    6 Etude Boust et Bastille 1999 et Tchakérian 2007
    7 Institut de l’élevage2012
    8 Répartition : PACA – RHONES ALPES – Midi Pyrénées – Auvergne – Limousin – Bourgogne – Poitou Charente / INSEE 2012

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