• août
    13

    Agrainage du sanglier, une mauvaise ou une mauvaise mesure?


    par Michel
    Pas encore de commentaire

    Même les chasseurs le reconnaissent. L’agrainage du sanglier favorise le nombre de portée, favorise la multiplication des populations et donc l’étendue des dégâts aux cultures.

    Un article dans Chasse Passion (1) met en évidence cet aspect schizophrénique de la chasse. D’un côté, l’agrainage serait là pour maintenir les populations de sangliers dans les montagnes afin d’éviter les dégâts aux cultures et d’un autre côté, l’agrainage conduit à des indemnisations pharaoniques versées à des agriculteurs montrés ici comme les profiteurs du système!

    Prochain article suggéré sur ce site pro-chasse: l’hybridation chez le cochonglier, une bêtise ou une idiotie?

    (1) L’article dans Chasse Passion

    En savoir plus
  • mai
    17

    Le sanglier


    par Etienne Spataro
    Publié dans
    Commentaires fermés sur Le sanglier

    sanglier

    Face à l’augmentation des populations de sangliers ces dernières décennies, les chasseurs prétendent effectuer une indispensable « régulation » de l’espèce.
    Quelle est l’origine du développement des populations de sangliers ? Quelles sont les nuisances occasionnées par cette espèce et comment s’en prémunir ? Est-il nécessaire de chasser intensivement les sangliers pour réduire leurs effectifs ?

     

    Le rôle écologique du sanglier

    Systématiquement décrit comme étant un animal peu sympathique, on aurait tendance à oublier que le sanglier joue un rôle écologique complexe et important. Il contribue à diffuser les spores et les graines, notamment lorsqu’il creuse, se frotte sur les arbres et se déplace. En grattant et retournant la terre, il introduit de l’humus dans le sol, aère la terre et lutte contre son tassement, ce qui favorise notamment la germination et facilite la pénétration de l’eau dans les sols. On a aussi constaté qu’en consommant les racines des arbres présentes en surface, le sanglier permet un meilleur développement des racines profondes, rendant les arbres plus résistants au vent. Il élimine également de nombreuses larves néfastes pour les arbres et cultures. « En Pologne, toute chasse au sanglier est interdite dès que certaines espèces de lépidoptères (insectes) se répandent. La menace que ces parasites représentent pour les arbres est alors efficacement écartée. » indique M. Libois, scientifique à Université de Liège.

     

    Les causes de l’augmentation des populations

    • Les chasseurs :

    La raréfaction du « petit gibier », provoquée par l’agriculture intensive et le maintien d’une pression de chasse inadaptée à la dégradation constante des milieux naturels, a conduit nombre de chasseurs à s’orienter vers le « grand gibier ». Depuis les années 1970, ils ont organisé de nombreuses actions destinées à développer les populations de sangliers.

    Les lâchers : Durant les années 1980/1990, les chasseurs ont élevé et relâché des dizaines de milliers de sangliers dans la nature. Certains n’ont pas hésité à lâcher des cochongliers, croisement entre un cochon et un sanglier, afin d’obtenir une espèce très prolifique (causant, en outre, une grave pollution génétique). Cela a conduit à l’accroissement des densités locales de l’espèce, mais également à l’augmentation de son aire de répartition. Lors d’une enquête menée par l’ANCGG en 2009 auprès des chasseurs de « grand gibier », 48% d’entre eux ont reconnu que, malgré l’interdiction, des lâchers seraient encore pratiqués.
    Les tirs limités et sélectifs : Dans le même temps, les chasseurs ont instauré les plans de chasse, c’est-à-dire des quotas de tirs. Par ailleurs, il était fréquent que soit tirer en priorité les jeunes et les mâles, afin d’assurer une bonne reproduction.
    Le prix des actions de chasse : Dans de nombreux départements, en raison du regain d’intérêt pour cette espèce, le prix des actions de chasse était proportionnel à la densité de sangliers présents sur le territoire. Ainsi, les propriétaires étaient incités à favoriser le développement des sangliers.
    Le nourrissage : Le nourrissage et l’agrainage sont également l’une des principales causes de l’augmentation des populations de sangliers. En effet, chaque année, les chasseurs mettent à disposition des sangliers plusieurs milliers de tonnes de maïs, pommes, parfois melons. Toujours selon l’enquête menée par l’ANCGG en 2009 auprès des chasseurs, ces derniers ont classé le nourrissage/agrainage, réalisé par eux-mêmes, comme étant la première cause des fortes densités de sangliers.

    • L’agriculture :

    -Un processus d’indemnisation des dégâts aux cultures a été mis en place, il est géré par les chasseurs. La procédure est lourde et contraignante. Il est à noter que les prairies et pâtures ne sont pas remboursées.
    -L’augmentation de la culture de maïs : La hausse des surfaces cultivées en maïs en France ces dernières décennies permet aux sangliers de trouver une nourriture abondante, et favorise leur survie et leur reproduction.

    • Le climat :

    Les conditions météorologiques ont également un impact sur les populations de sangliers.
    -Des hivers et printemps plus doux : Ils provoquent une meilleure survie et l’apparition de populations de sangliers dans des zones d’altitude où ils étaient auparavant absents.

     

    Les mesures de protection et de prévention des nuisances

    Les sangliers occasionnent deux principales nuisances.

    • Les dégâts aux cultures de maïs :

    -Les clôtures électriques : La pose d’une clôture électrique autour des champs de maïs (et prairies) est très efficace.
    -L’absence de maïs en bordure de forêt : Il est conseillé de ne pas cultiver de maïs en bordure de forêts et de réserver ces espaces pour des jachères ou la culture de céréales peu appréciées du sanglier (cultures de dissuasion).
    Nous recommandons de ne pas pratiquer l’agrainage, qui consiste à déposer en forêts du maïs censé maintenir les sangliers hors des cultures. En effet, la reproduction dépend directement de la nourriture disponible et cette pratique aurait, en outre, tendance à rendre les sangliers « accros » au maïs et ils seraient alors tentés de s’alimenter directement dans les champs.

    • Les collisions routières :

    -Adapter sa vitesse : Réduire sa vitesse lorsqu’on traverse, la nuit, des zones forestières, s’avère efficace.
    -Les avertisseurs sonores : S’il est fréquent de traverser, la nuit ou en période de chasse, des milieux forestiers, on peut équiper son véhicule d’avertisseurs ultrasons anti-collision.

     

    Intensifier la chasse n’est pas une solution

    Tout d’abord, mentionnons que « la chasse provoque généralement une plus grande mobilité des animaux » (ONCFS, 2007), ce qui a pour conséquence d’accroitre significativement le nombre de collisions routières avec des sangliers en période de chasse. Certains chasseurs prétendent qu’il s’agit d’une coïncidence avec la période du rut, mais la comparaison entre zones chassées et zones non chassées a confirmé que la chasse, en délogeant et affolant les animaux, est bien à l’origine de la recrudescence des collisions routières.
    Notons également que des suivis par radio-télémétrie ont montré que la chasse de cette espèce provoque des concentrations dans les zones pas ou peu chassées. Or, ce sont précisément les concentrations de sangliers qui peuvent être à l’origine de nuisances.

    Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, chasser cette espèce pour limiter ses effectifs n’est pas une solution durable, l’opération étant à reconduire chaque année, et, surtout, s’avère inefficace, les populations de sangliers ne diminuant pas malgré l’intensification des tirs. Ceci s’explique par deux phénomènes :

    -« La reproduction dépend principalement de la disponibilité des ressources alimentaires » (ONCFS, 2007). La nourriture étant très abondante, du fait notamment du développement des cultures de maïs et surtout du nourrissage volontaire, l’espèce reconstitue sa population d’une année à l’autre. En effet, une population bien nourrie verra augmenter le nombre de portées par an (deux au lieu d’une), le nombre de petits par portée (naissances et survie), la proportion de femelles gestantes et, enfin, l’âge de la première portée (à partir du 20ème mois normalement, dès le 12ème mois lors de ressources alimentaires abondantes).

    -Si, pour la majorité des espèces, la chasse conduit à une baisse de leurs effectifs, pour d’autres, et en particuliers les grands mammifères, leurs effectifs restent stables malgré l’augmentation des tirs. Les scientifiques nomment cela
    « l’effet de compensation » : face à une forte mortalité, l’espèce intensifie sa reproduction afin de compenser les pertes. On estime à 1 million le nombre de sangliers en France. Près de 500 000 sont tués annuellement. Il est donc aisé de comprendre qu’une harde de sanglier, lorsqu’elle voit son effectif diminuer de moitié en quelques mois, est particulièrement stressée face à cette perte artificielle et anormale, qu’elle compensera en amplifiant sa reproduction.

     

    Limiter efficacement les populations de sangliers

    La densité de sangliers étant proportionnelle aux ressources alimentaires, la seule solution efficace pour limiter les populations de sanglier est de réduire la nourriture disponible. Pour cela, il est indispensable d’interdire toute forme de nourrissage/agrainage. Il est aussi nécessaire de clôturer les champs de maïs, car « lorsque la nourriture en forêt n’est pas assez abondante ou attractive, il va la chercher dans les zones anthropisées » (ONCFS, 2007), c’est-à-dire les cultures. La nourriture diminuant, les sangliers réduiront leur reproduction, les individus les plus faibles de survivront pas, ainsi les populations diminueront et se stabiliseront.

    Conclusion

    La situation du sanglier est un exemple révélateur du caractère mensonger et hypocrite de l’argumentation des chasseurs qui déclarent « réguler » la faune et de leur prétendue « gestion » des animaux sauvages. Elle montre également la capacité du lobby à exploiter la méconnaissance de la faune et des pratiques des chasseurs ainsi que la peur (de l’envahissement, des collisions routières, etc.) des Français pour introduire dans les esprits que la chasse serait « un mal nécessaire », à défaut d’avoir réussi à la faire passer pour une activité sympathique.
    Alors qu’ils ont eux-mêmes organisé le développement des populations de sangliers (notamment par de nombreux lâchers) et qu’ils maintiennent actuellement de fortes densités en les nourrissant/agrainant, qu’ils sont à l’origine de la recrudescence des collisions routières en période de chasse, etc., les chasseurs osent se présenter comme des sauveurs, prétendant jouer un rôle d’intérêt général ; une véritable imposture qui s’apparente à celle du pompier pyromane.
    Comble de l’hypocrisie, leurs motivations pour chasser cette espèce ne relèvent aucunement des arguments qu’ils avancent, la chasse étant un loisir, une activité pratiquée uniquement à des fins ludiques.
    Il est temps que cela cesse. La chasse n’a plus sa place dans notre société qui souhaite faire partager les valeurs du respect de la vie, de la nécessité de respecter les milieux naturels et leur biodiversité. La chasse peut et doit disparaître, même pour le cas du sanglier, afin d’être remplacée par une instance départementale qui permettra d’établir, dans une approche pacifique d’accommodation des espaces naturels et de la faune, les conditions d’une harmonie entre la vie moderne et les espaces naturels et être le carrefour d’une représentation équilibrée des intérêts de l’ensemble de la population.

    sangliers

    En savoir plus
  • mai
    14

    Dans l’Orne la préfète dépasse les bornes!


    par Michel
    Commentaires fermés sur Dans l’Orne la préfète dépasse les bornes!

    La croissance de la population des sangliers est un problème dans de nombreux départements français. Il est bon de rappeler que dans les années 70, il se tuait environ 60 000 sangliers en France (Chiffre ONCFS de 1976) contre plus de 700 000 maintenant!

    Les raisons de l’explosion de ces densités extra-ordinaires sont principalement à attribuer au monde de la chasse: Face à la disparition du lot commun du chasseur à savoir « le petit gibier », les instances de la chasse ont décidé au début des années 80 de développer la chasse aux grands ongulés, s’en est suivi des milliers de lâchers d’animaux, lâchers qui persistent encore aujourd’hui de façon clandestine, le croisement dans certaines régions avec le cochon d’Asie donnant le cochonglier, espèce hybride très prolifique, et nourrissage tout au long de l’année dans bien des départements pour des motifs fallacieux.

    Ainsi le nombre de sangliers tués à été multiplié par 12,9 en 40 ans (chiffres ONCFS) et l’expansion ne cesse d’augmenter.
    La culture intensive de maïs a contribué à cet accroissement et le réchauffement climatique n’arrangera pas les choses, les hivers étant moins rudes.
    Les chasseurs sont donc à l’origine de l’accroissement des populations de sangliers, et donc des dégâts causés aux cultures et donc indemnisent les agriculteurs, ils entretiennent une surpopulation animale pour réaliser les tableaux de chasse et font commerce des cartes « grands gibiers ».
    Il est à noté toutefois que selon un rapport présenté par La France Agricole : 90% des dégâts sont concentrés dans 10% des communes…
    Il est clair que des mesures nécessaires au retour à des densités naturelles de sangliers ne peuvent être confiées aux chasseurs. Nous proposons aux Pouvoirs Publiques, des mesures pour ramener les densités animales acceptables, telles que l’arrêt du nourrissage et des lâchers, la protection des cultures en bordure de forêt (éviter le maïs) et l’utilisation d’une molécule contraceptive le temps qu’il sera nécessaire et en dernier lieu des tirs sélectifs effectués par des gardes assermentés.

    L’ouverture anticipée de la chasse aux sangliers le 1er juin dans l’Orne engendrera du danger pour les riverains et ne résoudra donc rien du tout, sachant de plus que ces tirs désordonnés créent un stress qui accélère la fertilité…

    Pétition.

    Notre fiche sangliers

    En savoir plus
  • août
    05

    Réfutation des principaux arguments des chasseurs


    par France-ss-chasse
    Publié dans
    Commentaires fermés sur Réfutation des principaux arguments des chasseurs

    LES CHASSEURS REGULENT LA FAUNE

    Afin d’obtenir la caution de la population, les chasseurs veulent faire passer leur loisir pour un impératif de service public, se prétendant indispensables à l’équilibre de la faune. Qui peut croire que leurs motivations relèvent d’un quelconque souci de régulation ?
    Chaque année, près de 20 millions d’animaux (faisans, lièvres, lapins, perdrix, etc.) sont élevés ou importés pour être lâchés par les chasseurs dans la nature, parfois le matin même de la partie de chasse. Ceci dans l’unique but de fournir suffisamment de cibles vivantes. Comment osent-ils, face à ces faits, évoquer la « régulation » ?
    De plus, les prédateurs, authentiques régulateurs naturels, sont systématiquement détruits par les chasseurs. Renard, martre, fouine, belette, putois sont même classés « nuisibles », un non-sens écologique, et sont ainsi tués toute l’année. Quant aux prédateurs protégés, en particulier les loups, ils subissent la pression des chasseurs qui obtiennent chaque année des autorisations de tirs lorsque ce n’est pas en tout illégalité que des individus sont tués.
    A l’instar du pompier pyromane, la chasse s’entretient elle-même. Tuer les prédateurs, élever et lâcher des millions d’animaux, pour ensuite avoir l’hypocrisie de se mettre en position de « sauveurs », de se prétendre « régulateurs » indispensables, relèvent de la pure imposture.
    Il est aussi malhonnête de la part des chasseurs de tenter de justifier l’ensemble de la chasse avec cet argument de « régulation » car, de plus, il ne concerne que quelques espèces parmi les 91 chassables. En effet, la plupart des espèces chassables ont, au contraire, des effectifs en diminution. Ils jugent les prédateurs (renards…) trop nombreux car ils les considèrent comme des concurrents à éliminer. Ils incriminent également les sangliers, qu’ils évoquent copieusement auprès des médias. Or, rappelons que pour 80 animaux tués à la chasse, 1 seul est un sanglier… Et avouent-ils qu’ils les « agrainent », c’est-à-dire qu’ils mettent à leur disposition, chaque année, des tonnes de maïs, pommes, melons afin qu’ils ne quittent pas leurs territoires et que les laies, bien nourries, se reproduisent davantage ? Il faut également savoir qu’ils ont introduit dans la nature des cochongliers, un croisement entre laies et verrats provoquant des portées de marcassins plus importantes et engendrant un animal très prolifique. Et régulièrement des chasseurs sont condamnés pour élevage/lâchers illégaux de sangliers. Alors, les chasseurs, des « sauveurs des agriculteurs » ? Interdisons l’agrainage et clôturons les champs (fils électriques) où les sangliers se nourrissent, c’est la seule solution efficace et pacifique pour que la population de cet animal s’autorégule tout en éliminant les dégâts aux cultures.
    Comme le démontrent les Parcs Nationaux et les autres zones sans chasse (Canton de Genève par exemple), la faune s’équilibre naturellement depuis des milliers d’années. Les prédateurs régulent les populations de leurs proies, et réciproquement. En effet, ces derniers ne sont jamais trop nombreux, sinon ils seraient contraints à mourir de faim du fait d’une insuffisance de proies. De nombreuses espèces s’autorégulent en fonction de la surface de leur territoire et de la quantité de nourriture disponible. Si toutefois une espèce venait à être trop nombreuse, des solutions pacifiques existent, nul besoin d’hommes armés dans nos campagnes.
    Nous préconisons de confier la gestion de la faune et des espaces naturels à des fonctionnaires formés et diplômés, au sein d’instances départementales ou régionales, dont la mission serait de créer les conditions d’une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les animaux sauvages et l’Homme, fondée sur la prévention et la protection.

     
    LA CHASSE EST UNE ACTIVITÉ ECONOMIQUE QUI CREE DES EMPLOIS

    L’économie générée par la chasse est vraiment très marginale dans celle de notre pays.
    La chasse est surtout à l’origine d’une économie non fiscalisée, souterraine et ignorée (locations non déclarées des gabions et des terrains de chasse, ventes illégales du « gibier », etc.). Des gîtes de randonnées ne fonctionnent pas en période de chasse, les chasseurs faisant fuir les visiteurs.
    Il serait possible pour les personnes ayant un emploi lié à la chasse de se convertir dans le tourisme basé sur l’observation respectueuse de la faune, qui générerait d’ailleurs une économie bien plus importante.
    Par ailleurs, l’économie ne peut justifier un loisir éthiquement condamnable, écologiquement désastreux et dangereux.
    Enfin, si la chasse était interdite, les chasseurs s’adonneraient à d’autres loisirs, pour un budget équivalent, ce qui serait seulement une « modification » des flux financiers vers d’autres activités d’où aucune « perte » économique au niveau global.

     
    LA CHASSE EST UNE TRADITION

    Quelques formes de chasse sont en effet traditionnelles, bien que beaucoup de modes de chasse soient en fait très récents et que les chasseurs utilisent maintenant des téléphones portables, des fusils perfectionnés, des 4×4 et autres outils très modernes.
    Cependant, toute tradition n’est pas bonne à pérenniser. L’Histoire a heureusement vu l’abolition de l’esclavage, de diverses tortures, de la peine de mort, etc. La tradition relève en réalité d’un problème de maturité d’esprit ; elle empêche toute prise de recul et de conscience, réflexion et remise en cause : « d’autres l’ont fait avant moi, donc je le fais aussi ».
    Il faut, au contraire, savoir évoluer et supprimer les traditions cruelles, irrespectueuses de la vie ou néfastes pour la nature, telles que la chasse.

     
    LA CHASSE EST UNE ACTIVITE CONVIVIALE, QUI CONTRIBUE AU LIEN SOCIAL

    C’est sans doute vrai, bien qu’on puisse penser que la convivialité d’un loisir basé sur la mise à mort est limitée, et que cette convivialité n’est certainement pas partagée par les promeneurs qui se retrouvent face à un porteur de fusil au détour d’un chemin.
    Il existe un nombre infini d’activités conviviales et non sanglantes, ne se pratiquant pas contre des êtres sensibles.
    Vivre agréablement ensemble ne nécessite pas d’utiliser des pièges et fusils.

     
    LA CHASSE, C’EST NATUREL

    Il s’agissait à l’origine d’une activité naturelle de subsistance, mais désormais, la chasse est devenue un loisir. Elle a donc perdu son caractère naturel et vital.
    Ce slogan est une confusion entre la chasse en tant que prédation et la chasse de loisir :
    -Les prédateurs (renards, loups, aigles, etc.) chassent pour survivre, c’est une nécessité vitale : dans ce cas, la chasse est naturelle.
    -L’Homme, dans un pays comme la France, ne chasse pas par nécessité, il s’agit d’un loisir, d’une passion : dans ce cas, la chasse, ce n’est donc pas naturel.
    De plus, le fait que beaucoup d’animaux tués proviennent de lâchers ainsi que l’utilisation d’armes de plus en plus perfectionnées, contribuent à artificialiser cette chasse-loisir.
    Sont naturels également : les maladies, poisons, meurtres, etc. : ainsi, « naturel » n’est ni un argument, ni un qualificatif nécessairement positif.

    En savoir plus
  • mars
    31

    Foire aux questions (FAQ)


    par France-ss-chasse
    Publié dans
    Commentaires fermés sur Foire aux questions (FAQ)

    • Q:

      Pourquoi lutter contre la chasse ? Que reprochez-vous à cette pratique ?

      R:

      La chasse est une activité très ancienne, elle fut longtemps une nécessité alimentaire. Mais de nos jours, en France, elle n’est qu’un pur loisir. Or, une distraction qui consiste à tuer les animaux est inadmissible. « L’enjeu d’une partie de chasse réside dans des chairs déchirées par les plombs, dans des os broyés par les balles, dans des organes perforés, dans la fin d’une vie. La démarche est intentionnellement agressive, négatrice du caractère sensible de l’animal ». Cette incompatibilité avec l’éthique est aggravée par l’existence de modes de chasse particulièrement cruels, tels que la chasse à courre, le déterrage ou le piégeage.
      La chasse constitue également un préjudice écologique important. Les chasseurs français ont provoqué la disparition de plusieurs espèces (certaines sont revenues naturellement – par les frontières – ou ont fait l’objet de réintroduction) et ils continuent à menacer l’avenir de certaines espèces. La France est le pays d’Europe où les périodes de chasse sont les plus longues, où le nombre d’espèces déclarées « chassables » est le plus grand. Ainsi, des oiseaux migrateurs aux populations en régression se font tuer en traversant la France alors qu’ils sont protégés dans les autres pays d’Europe. A titre de comparaison, en un seul weekend, les chasseurs tuent en France environ 300 000 oiseaux, soit près du double de victimes que le naufrage de l’Erika. On assiste également à une disparition des prédateurs (belettes, renards, putois…) que les chasseurs considèrent comme des concurrents. Les espèces protégées sont, elles aussi, victimes des dérangements occasionnés par la chasse. Les travaux de sauvegarde de la faune réalisés par les associations de protection de la nature sont bien souvent annulés par les chasseurs. Toute mesure de préservation de la biodiversité est vouée à l’échec tant que les deux conditions suivantes, nécessaires bien que souvent insuffisantes, ne seront pas réunies : la protection des milieux et l’interdiction de la chasse.
      En outre, la chasse pose un sérieux problème d’insécurité. Durant plus de la moitié de l’année, à peine 2 % de la population s’accaparent les espaces naturels, empêchent les utilisateurs pacifiques de profiter de la nature voire d’accéder à certaines zones et instaurent un climat d’insécurité. En période de chasse, les chasseurs blessent en moyenne près d’une personne par jour et en tuent plus d’une par semaine. C’est le seul loisir qui tue et blesse chaque année des personnes ni pratiquantes, ni spectatrices.
      Les trois raisons ci-dessus sont développées et détaillées dans notre livret sur la chasse (25 pages) en vente sur nos stands ou dans notre boutique en ligne.

      Haut
    • Q:

      Les chasseurs prétendent jouer une fonction de régulation de la faune pour maintenir les équilibres. Ils se disent gestionnaires de la faune. Que répondez-vous et que proposez-vous comme alternatives ?

      R:

      Afin d’obtenir la caution de la population, les chasseurs veulent faire passer leur loisir pour un impératif de service public, se prétendant indispensables à l’équilibre de la faune. Qui peut croire que leurs motivations relèvent d’un quelconque souci de régulation ?
      Chaque année, près de 20 millions d’animaux (faisans, lièvres, lapins, perdrix, etc.) sont élevés ou importés pour être lâchés par les chasseurs dans la nature, parfois le matin même de la partie de chasse. Ceci dans l’unique but de fournir suffisamment de cibles vivantes. Comment osent-ils, face à ces faits, évoquer la « régulation » ?
      De plus, les prédateurs, authentiques régulateurs naturels, sont systématiquement détruits par les chasseurs. Renard, martre, fouine, belette, putois sont même classés « nuisibles », un non-sens écologique, et sont ainsi tués toute l’année. Quant aux espèces protégées (ours, loup, lynx, aux populations très faibles), elles subissent la pression des chasseurs qui obtiennent chaque année des autorisations de tirs lorsque ce n’est pas en tout illégalité que des individus sont tués.
      A l’instar du pompier pyromane, la chasse s’entretient elle-même. Tuer les prédateurs, élever et lâcher des millions d’animaux, pour ensuite avoir l’hypocrisie de se mettre en position de « sauveurs », de se prétendre « régulateurs » indispensables, relèvent de la pure imposture.
      Il est aussi malhonnête de la part des chasseurs de tenter de justifier l’ensemble de la chasse avec cet argument de « régulation » car, de plus, il ne concerne que quelques espèces parmi les 91 chassables. En effet, la plupart des espèces chassables ont, au contraire, des effectifs en diminution. Ils jugent les prédateurs (renards…) trop nombreux car ils les considèrent comme des concurrents à éliminer. Ils incriminent également les sangliers, qu’ils évoquent copieusement auprès des médias. Or, rappelons que pour 80 animaux tués à la chasse, 1 seul est un sanglier… Et avouent-ils qu’ils les « agrainent », c’est-à-dire qu’ils mettent à leur disposition, chaque année, des tonnes de maïs, pommes, melons afin qu’ils ne quittent pas leurs territoires et que les laies, bien nourries, se reproduisent davantage ? Il faut également savoir qu’ils ont introduit dans la nature des cochongliers, un croisement entre laies et verrats provoquant des portées de marcassins plus importantes et engendrant un animal très prolifique. Et régulièrement des chasseurs sont condamnés pour élevage/lâchers illégaux de sangliers. Alors, les chasseurs, des « sauveurs des agriculteurs » ? Interdisons l’agrainage et clôturons les champs (fils électriques) où les sangliers se nourrissent, c’est la seule solution efficace et pacifique pour que la population de cet animal s’autorégule tout en éliminant les dégâts aux cultures.
      Comme le démontrent les Parcs Nationaux et les autres zones sans chasse (Canton de Genève par exemple), la faune s’équilibre naturellement depuis des milliers d’années. Les prédateurs régulent les populations de leurs proies, et réciproquement. En effet, ces derniers ne sont jamais trop nombreux, sinon ils seraient contraints à mourir de faim du fait d’une insuffisance de proies. De nombreuses espèces s’autorégulent en fonction de la surface de leur territoire et de la quantité de nourriture disponible. Si toutefois une espèce venait à être trop nombreuse, des solutions pacifiques existent, nul besoin d’hommes armés dans nos campagnes.
      Nous préconisons de confier la gestion de la faune et des espaces naturels à des fonctionnaires formés et diplômés, au sein d’instances départementales ou régionales, dont la mission serait de créer les conditions d’une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les animaux sauvages et l’Homme, fondée sur la prévention et la protection.

      Haut
    • Q:

      Ces dernières années, les chasseurs semblent mener plusieurs actions en faveur de la biodiversité. La nature ne serait-elle pas gagnante si vous choisissez de travailler ensemble, plutôt que de vouloir leur disparition ?

      R:

      Il est vrai que ces dernières années, notamment pour améliorer leur image, les chasseurs ont réalisé diverses actions en faveur de la biodiversité, bien relayées par les médias. Mais ne nous leurrons pas : créer un point d’eau ou planter une haie, ce n’est pas de la chasse. La plupart des associations de protection de la nature proposent ce genre d’action, nul besoin d’avoir un fusil ou un piège. Lorsque des chasseurs accomplissent ces travaux, ce n’est que pour favoriser le développement de leurs cibles : « Enfin, pour pouvoir chasser, [le chasseur] a absolument besoin d’une nature en bon état. Sinon, pas de milieux accueillants et donc, pas de gibier » a-t-on pu lire récemment dans un journal lors d’une publicité d’une fédération de chasseurs. Voilà qui expose clairement pour quels motifs le monde de la chasse s’intéresse à la préservation des espaces naturels !
      La chasse est une passion, un plaisir, provoquant un préjudice écologique important. Il nous est impossible d’œuvrer avec les chasseurs. Nos actions sont opposées, nous travaillons pour protéger la faune, ils se distraient en la détruisant. De ce fait, aucune action de protection de la nature en commun n’est réalisable, à moins qu’ils ne se joignent à nous après avoir cloué leurs fusils.

      Haut
    • Q:

      La chasse génère une économie. Interdire la chasse aurait donc une incidence sur le chômage ?

      R:

      L’économie générée par la chasse est vraiment très marginale dans celle de notre pays. La chasse est surtout à l’origine d’une économie souterraine, non fiscalisée, et ignorée (locations non déclarées des gabions et des terrains de chasse, ventes illégales du « gibier », etc.). Des gîtes de randonnées ne fonctionnent pas en période de chasse, les chasseurs faisant fuir les visiteurs. Il serait simple pour les personnes ayant un emploi lié à la chasse de se convertir dans le tourisme basé sur l’observation respectueuse de la faune, qui générerait d’ailleurs une économie bien plus importante. Enfin, l’économie ne peut justifier un loisir éthiquement condamnable, écologiquement désastreux et dangereux.

      Haut
    • Q:

      De nombreuses traditions disparaissent, beaucoup sont menacées par l’uniformisation des modes de vie. Ne faudrait-il donc pas essayer de maintenir, et respecter, cette tradition ?

      R:

      Quelques formes de chasse sont en effet traditionnelles, bien que beaucoup de modes de chasse soient en fait très récents et que les chasseurs utilisent maintenant des téléphones portables, des fusils perfectionnés, des 4×4 et autres outils très modernes. Cependant, toute tradition n’est pas bonne à pérenniser. L’Histoire a heureusement vu l’abolition de l’esclavage, de diverses tortures, de la peine de mort, etc. La tradition relève en réalité d’un problème de maturité d’esprit ; elle empêche toute prise de recul et de conscience, réflexion et remise en cause : « d’autres l’ont fait avant moi, donc je le fais aussi ». Il faut, au contraire, savoir évoluer et supprimer les traditions cruelles, irrespectueuses de la vie ou néfastes à la nature, telle que la chasse.

      Haut
    • Q:

      Vous indiquez être contre toute forme de chasse en France, votre objectif final étant l’abolition de la chasse. N’est-ce pas un peu utopique ?

      R:

      Nous sommes contre toutes formes de chasse en France, pour les raisons expliquées précédemment. De même qu’il aurait été aberrant de se limiter à instaurer des dimanches sans esclavage, à augmenter la longueur des chaînes ou à réduire le nombre d’esclaves, nous luttons contre le principe même de la chasse. Il ne faut pas réformer ou mieux réglementer l’inadmissible, mais l’abolir. Cependant, les artichauts se mangent feuille à feuille, nous sommes donc favorables à toute avancée, si petite soit-elle.
      Tous les grands combats d’idées (esclavage et racisme, droits des femmes, etc.) ont, au début, été ridiculisés ou jugés irréalisables. Ils paraissent maintenant évidents. Comme eux, il faudra du temps mais dans quelques décennies, il semblera incroyable que 1,8 % de notre population ait eu le droit de mort sur la faune par pure distraction, comme loisir.
      Nous voulons faire avancer l’idée de l’abolition de la chasse. Des impératifs écologiques aujourd’hui incontournables, l’ampleur de la prise de conscience du droit au respect de l’animal, nous donnent raison. Selon un sondage SOFRES de 2005, 60 % des Français approuvent notre combat.

      Haut
    En savoir plus
  • mars
    31

    Le RAC, qui sommes-nous ?


    par France-ss-chasse
    Publié dans
    Commentaires fermés sur Le RAC, qui sommes-nous ?

    Qu’est-ce que le RAC ?

    Le RAC, Qu’est-ce que le RAC ?
    Le RAssemblement pour une France sans Chasse est une association (loi 1901) créée en 2002 et qui fut déclarée d’intérêt général en 2005.
    Née Rassemblement Anti Chasse, fondée par Madame Monique PITON l’association est devenue Rassemblement pour l’Abolition de la Chasse puis RAssemblement pour une France sans Chasse. Ces évolutions pour signifier que le RAC est un mouvement de lutte et de contestation mais aussi de proposition pour une société non violente avec des rapports justes et pacifiques avec le monde animal qui partage notre environnement.
    Le RAC propose des dispositifs de cohabitation pour un modèle de société nouveau.
    Il est ouvert aux personnes sensibles à la souffrance des animaux, naturalistes, photographes animaliers, promeneurs et autres personnes souhaitant s’unir dans le but d’obtenir l’abolition de toute forme de chasse et de piégeage.

    Face au puissant lobby de la chasse, notre seule défense est l’union, de façon à avoir du poids auprès des politiques et faire entendre nos idées. Si vous n’acceptez pas la mainmise des chasseurs sur la nature et que vous aimeriez changer les choses, rejoignez-nous en devenant adhérent au RAC et si vous le souhaitez en agissant avec nous.

    Que voulons-nous ?

    Nous sommes résolument contre le principe même de la chasse, et notre but est l’abolition de toutes les formes de chasse et de piégeage.

    Chasser n’est pas une nécessité, mais un plaisir malsain.

    La chasse date de la préhistoire, et son rôle premier était alors une question de subsistance et de survie. Invoquer aujourd’hui la tradition ou autres prétextes pour maintenir la chasse est ridicule. Le plaisir de tuer est la motivation principale des chasseurs actuels.

    Ils tentent de justifier leur perversité en prétendant gérer la faune, alors que régulièrement, ils effectuent des lâchers d’animaux (20 millions chaque année sortis des élevages : perdrix, faisans, canards, lapins, lièvres…), détruisent les prédateurs, etc. Ils ont volontairement développés les populations de sangliers dont ils entretiennent les sureffectifs et sont même allés jusqu’à effectuer des croisements entre porcs et sangliers (les cochongliers ont des portées plus nombreuses que les sangliers) pour avoir davantage de cibles.

    La faune sauvage et la Nature n’appartiennent à personne (tout comme elles émerveillent chacun d’entre nous), nul n’a le droit de se les accaparer.

    La nature et même les environs immédiats des villages sont accaparés par quelques individus armés, au mépris des autres usagers. Les activités de nature deviennent alors dangereuses et sont gâchées par la présence des chasseurs : il est difficile d’allier une promenade ou l’observation de la faune à la présence de meutes de chiens et des cris et bruits des détonations des fusils.

    Demain il paraîtra ridicule, intolérable que moins de 2% de notre population aient eu le droit de mort par simple plaisir, sur des animaux sauvages n’appartenant à personne.

    La chasse doit être abolie.

    La chasse est éthiquement condamnable : un loisir consistant à tuer des animaux n’est pas acceptable. La chasse n’est pas justifiée d’un point de vue écologique (elle est aujourd’hui nuisible comme nous le démontrons, les chasseurs causent des préjudices écologiques importants). De plus, elle est source d’insécurité et gène (voir empêche) les autres utilisateurs d’effectuer leurs loisirs pacifiques. L’objectif final du RAC est l’abolition de tout type de chasse en France.

    Le RAC propose un modèle de société permettant une cohabitation pacifique et harmonieuse entre la faune et les humains. Ainsi nous proposons des dispositifs permettant de gérer les interactions entre la présence de la faune et les activités humaines tout en préservant les intérêts de chacun.

    En savoir plus