• La chasse, une maladie mentale?

    Notre attention s’est récemment portée sur un article paru sur un site suisse de défense de la nature Wild beim Wild dont le titre est « Hobby-Jäger besser verstehen: Psychopathie » et qu’on peut traduire par « Mieux connaître les chasseurs du dimanche: psychopathie ». Dans cet article, le parallèle est établi entre l’état psychologique du chasseur et celui du tueur en série (serial killer), l’analogie est édifiante.

    Après des décennies d’opposition entre chasseurs et défenseurs de la nature, après des kilomètres d’arguments fallacieux avancés par les chasseurs et (aisément) battus en brèche par les défenseurs de la nature, après que les chasseurs aient essayé honteusement de se faire passer pour des gestionnaires, des défenseurs de la biodiversité, voire des écologistes, une question se pose: Et si la chasse était tout simplement la manifestation d’une maladie mentale?

    « Les meurtres en série et les actes de chasse sont terriblement similaires »

    Comme le tueur en série, le chasseur aime à se montrer dans des poses « glorieuses », il suffit d’ouvrir des publications cynégétiques ou des sites web de chasse pour s’en apercevoir.

    Comme le tueur en série, le chasseur prend plaisir dans la planification de son acte et dans son anticipation mentale. Il recherche la décharge d’adrénaline qui se produit lorsqu’il sent avoir le destin de sa proie à portée de main (ou de fusil).

    Comme le tueur en série, le chasseur aime à emmener avec lui un « souvenir » de sa victime. Ainsi les trophées, les photos de tableau de chasse.

    Comme le tueur en série, le chasseur prétend participer à quelque chose d’essentiel. Ainsi, la gestion de la biodiversité et le rôle prétendument écologique qui font partie du message officiel de la chasse française.

    Comme le tueur en série, le chasseur trouve du plaisir à tuer des êtres vivants. Ainsi, le 21 septembre 2017, M.Schraen président de la Fédération Nationale des Chasseurs, écrivait dans l’Indépendant du Pas de Calais: « Oui, on prend du plaisir à tuer une bête et c’est terrible pour certains qui sont en face de nous ».

    Des études américaines montrent que 90% des criminels ont commencé par des cruautés envers les animaux ou par la chasse.

    Si les chasseurs souffrent de troubles psychiques ou psychiatriques, cela expliquerait le fait qu’ils restent imperméables aux arguments scientifiques, éthiques et philosophiques qui montrent l’inutilité, l’absurdité et la malfaisance de leur loisir morbide.

    Source: Hobby-Jäger besser verstehen: Psychopathie

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