Nos communiqués de presse

  • juillet
    10
    18

    Le plan-plan biodiversité du ministre Hulot


    Notre conseil santé pour cet été:

    faites le plein de vitamines grâce aux fruits et légumes de saison et aussi grâce au soleil, qui en plus vous donnera bonne mine. Côté moral, pour garder bonne humeur et joie de vivre partez en famille ou entre amis et surtout, surtout,  ne lisez pas le plan biodiversité de M. Hulot.

    Ce texte est déprimant, à chaque page on croirait entendre son auteur nous confier: « je fais ce que je peux, mais les autres ils font rien qu’à m’empêcher ». Il suffit de citer l’introduction de chaque article pour en juger: nous accompagnerons, nous organiserons, nous procéderons à une évaluation, nous publierons un état des lieux, nous définirons en concertation, un groupe de travail sera constitué, nous inciterons, nous améliorerons…Quatre vingts dix actions sans volonté d’imposer quoique ce soit, sans référence à un financement quelconque, sans donner de calendrier précis.

    D’après Nicolas Hulot, il y a urgence à agir, à restaurer les milieux, à préserver les espèces. D’après le ministre Hulot, il faut prendre le temps de la réflexion, de la concertation, faire confiance aux filières, aux agriculteurs, aux chasseurs même. Ne rien faire, donc.

    En ce qui concerne les animaux sauvages, il faut bien chercher ce qui pourrait leur être favorable dans l’immédiat, et on ne trouve rien…

    De ce fait, les chasseurs peuvent être satisfaits de ce texte sans relief, et surtout de l’action 44 où il est question de la « gestion adaptative des espèces chassables », sans calendrier, sans précision sur qui va évaluer « l’état de conservation des espèces » ni quelle sera « l’instance d’expertise scientifique pour éclairer le choix de la gestion [] de chaque espèce ». Le plus simple serait de faire comme avant, c’est à dire de questionner les chasseurs, qui répondront systématiquement que l’espèce est en bonne santé, voire en sur-effectif et qu’il faut donc « réguler » à coups de fusil!

    J’ai cru un instant que Annie Cordy était revenue chanter « j’voudrais bien, mais j’peux point ». M. Hulot est un peu la bonne du curé du gouvernement.

    Bon été!

    Le plan biodiversité 

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  • juin
    30
    18

    Le tortionnaire de chats condamné


    Près de Caen (Calvados), un homme « bien sous tout rapport », ingénieur de formation, père de famille a été condamné par la justice pour avoir torturé des chats.

    Les chats, comme les chiens, sont en tant qu’animaux domestiques, protégés par la loi. Les mauvais traitements qu’on peut leur infliger sont donc répréhensibles.

    A contrario, les animaux sauvages ne bénéficient d’aucune protection. Par plaisir, on peut torturer les blaireaux dans leur terrier, on peut poursuivre les cerfs jusqu’à épuisement, on peut tirer les renardes qui mulotent pour nourrir leur progéniture et donc condamner les renardeaux à mourir de faim…etc. Et ça en  toute légalité.

    Pourtant, tous les animaux sont sensibles et souffrent dans leur chair et dans leurs sens.

    Les chasseurs, « biens sous tout rapport », eux aussi, deviennent des tortionnaires dès qu’ils enfilent leurs habits militaires.

    A quand, à Caen ou ailleurs, le procès de ceux-là?

    Article de France3 Normandie

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  • juin
    28
    18

    Des cadeaux en douce


    D’après l’Obs, une note confidentielle serait remise dans les jours à venir aux président et premier ministre français à propos d’une réforme attendue: celle de la chasse.

    Les chasseurs attendent beaucoup de l’exécutif, celui-ci leur ayant beaucoup promis. L’été est propice aux mesures prises en catimini, et apparemment trois mesures seraient dans les tuyaux:

    Les chasseurs veulent bien passer pour des protecteurs de la biodiversité mais pas au point d’accepter le regroupement de l’ONCFS (1), totalement acquis à leur pratique, avec l’AFB (2) plutôt tournée vers la protection de la nature. Là-dessus, les chasseurs exigent des garanties.

    Ils voudraient bien aussi quelques sous. Parce que se payer un lobbyiste de luxe, baisser le prix du permis de chasser, indemniser les dégâts causés par leurs cochongliers, ça coûte un pognon de dingue.

    Enfin, les chasseurs en ont assez qu’on les empêche de tuer ce qu’ils veulent, c’est à dire tout ce qui bouge. Les espèces chassables en France sont déjà plus de quatre-vingt-dix, mais ça ne suffit pas. Pour les chasseurs, une espèce en bonne santé, dont les effectifs sont abondants, est une espèce invasive qu’il faut RE-GU-LER. Quand il y en a beaucoup, il y en a trop. Ils aiment par dessus tout jouer au jeu puéril de celui qui a le plus gros … le plus gros tableau de chasse!

    (1) ONCFS: Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

    (2) AFB: Agence Française pour la Biodiversité

    Article de l’Obs

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  • juin
    22
    18

    « Les chasseurs, ils ont un pognon de dingue! »


    On apprend que la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Oise, après celles de Haute-Vienne, de  Charente, de la Nièvre, de Corrèze, de Vendée et du Cher, propose le permis de chasser pour que tchi, que pouïk, zero euros. C’est à dire que ces fédérations ne sachant que faire de leur flouze, tant elles sont blindées de fric, proposent aux djeuns la formation et les frais d’inscription pour nada. Après, il faudra quand même que le minot il crache au bassinet pour payer son sésame. (1)

    Pour la petite histoire, il faut rappeler que le permis de chasser existe depuis 1976. Avant cette date, il suffisait d’être majeur et de retirer son titre, le permis blanc, dans la mairie de son lieu de résidence. Cela signifie que les chasseurs qui ont plus de 63 ans en 2018 sont hautement susceptibles de n’avoir jamais passé d’examen pour obtenir ladite carte, ils sont donc hautement susceptibles de causer des dégâts par manque de formation.

    C’est un peu comme si, sur la route, la moitié des automobilistes n’avait jamais passé le permis de conduire! Ce n’est pas très rassurant.

    (1) la rédaction se désole du langage peu châtié de ce billet, mais désormais c’est comme ça qu’on cause quand il s’agit d’oseille.

    Article France Info

     

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  • juin
    19
    18

    La chasse au Bac de Français


    Ce n’est pas à l’épreuve du permis de chasser qu’on verrait ça!

    Deux dangereux anti-spécistes, certainement affiliés à une association comme L214 ou consorts, auteurs de textes scandaleusement bienveillants pour les animaux étaient à l’épreuve du Bac 2018. Heureusement Chasse Passion, toujours à la pointe du combat culturel, est là pour nous alerter.

    Marguerite Yourcenar, pour commencer, parle du « goût et de l’habitude de tuer [] des chasseurs », alors que les chasseurs, c’est bien connu, tuent par nécessité, s’ils pouvaient s’en passer, ils …continueraient quand même.

    Michel de Montaigne, pour continuer, auteur du 16ième, arrondissement sans doute tant il semble déconnecté de la ruralité vraie, celle des 4×4 et des pavillons de chasse, voudrait nous faire pleurer avec son cerf à bout de forces, et…il y arrive.

    Pourquoi convoquer de tels auteurs obscurs , alors qu’on aurait pu citer un de nos grands contemporains, Willy Schraen, qui dans l’Indépendant du Pas-de-Calais du 21 septembre 2017 (et bientôt repris dans la Pléiade), disait: « Oui, on prend du plaisir à tuer une bête et c’est terrible pour certains qui sont en face de nous ».

    Vous avez quatre heures.

    Page culturelle de Chasse Passion 

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  • juin
    16
    18

    In memoriam


    C’est avec un peu de retard et beaucoup de sincérité (ou l’inverse) que nous tenons à rendre hommage à un cher (très cher) disparu.

    Tout comme la FICIF (Fédération Interdépartementale des Chasseurs d’Ile de France) qui tenait dernièrement à « saluer la mémoire d’un de ses adhérents disparu. Serge Dassault [ ] un chasseur passionné qui a toujours assumé et porté haut les couleurs de la chasse et de notre art de vivre. »

    En particulier lorsqu’en 1996 il tirait du haut de la tourelle capitonnée de son 4×4 aménagé, dans son domaine clôt des Yvelines. Ce qui lui avait valu une condamnation à 10000 francs d’amende.

    Un chasseur, un vrai, de ceux qui respectent la loi.

    Sniff.

    Article de Libé

     

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  • juin
    15
    18

    Fox in the city


    Un reportage bien intéressant est visible actuellement sur le net et dans certains festivals, il a été réalisé par Pierre Boillaud et Frédéric Coignot qui sont allés à la rencontre des renards de Londres.

    Environ dix mille renards côtoient les londoniens qui les acceptent et même les nourrissent régulièrement. Dans ce documentaire les londoniens font part de leur amour pour cet animal. Des associations se mobilisent pour soigner, nourrir et même parfois transporter les renards lorsque l’environnement leur devient trop défavorable.

    En visionnant ce film, on a l’impression d’être à des années-lumières de la France où le renard est détruit par plaisir, sous des prétextes fallacieux par des chasseurs ignares.

    Les renards de Londres chassent les rats et les souris de la ville, n’occasionnent que de très rares dégâts, ne propagent pas de maladies graves et rendent heureux des citadins alors que ceux de France sont accusés de tous les maux.

    Article France 3

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  • juin
    14
    18

    Toujours plus pour les chasseurs


    Monsieur Hulot bravo!

    La composition du conseil d’administration de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) va changer et « la présente version renforce le poids souhaité par la fédération national (sic) des chasseurs dans la nomination des membres issus des milieux cynégétiques ».

    Le nombre de membres passe donc de 22 à 26, dont 13 directement issus du milieu cynégétique. Les quelques deux membres d’Association de Protection de la Nature vont se sentir encore plus isolés alors qu’ils étaient déjà quantité négligeable.

    Alors le RAC  dans un esprit de simplification, propose que l’ONCFS change de nom et redevienne l’ONC (Organe National de la Chasse), cela correspondrait mieux à sa composition et à son rôle.

    La reconquête de la biodiversité, c’est pour une autre fois. Pour l’instant continuons sa destruction à coup de fusil !

    Consultation publique

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  • juin
    12
    18

    (M)isère, (M)isère!


    Après une consultation qui s’est déroulée du 26 avril au 22 mai 2018 (et dont le résultat n’est pas mis en ligne), le préfet de l’Isère a donc décidé d’avancer l’ouverture de la chasse aux sangliers au 1er juillet 2018, et au 1er juin 2019 (arrêté). A l’approche, à l’affût ou en battue.

    En pleine saison touristique, quand les randonneurs (-euses) arpentent la moyenne montagne, quand les alpinistes au petit matin gagnent les sommets, quand les traileurs (-euses) et joggeurs (-euses) profitent de l’ombre des forêts profondes.

    Le préfet aime le risque, il aime que les autres prennent des risques.

    Avec des armes de chasse qui n’ont rien à envier aux armes de guerre, les chasseurs peuvent descendre un VTTiste à trois km de distance, ni vu ni connu ni entendu, grâce au silencieux maintenant autorisé.

    C’est sûr, les sangliers prolifèrent dans certaines contrées, du fait de leur « élevage » par les chasseurs afin d’obtenir toujours plus de cibles.

    La solution ne se trouve pas au bout du fusil. Mais qui sera assez sage pour chercher une solution efficace et respectueuse des animaux (et des promeneurs -euses) ?

    Article du DL

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  • juin
    11
    18

    Vaine vénerie


    Y-a-t-il une activité plus inutile et plus cruelle que le déterrage des blaireaux?

    Pour le commun des mortels, les blaireaux sont des animaux quasi invisibles sauf quand ils gisent sur le bord de la route, percutés par un véhicule qui roule trop vite dans la nuit. Environ 25 000 blaireaux meurent ainsi. Et presque autant meurent dans d’atroces souffrances après avoir été déterrés par des êtres sanguinaires qui prennent plaisir à détruire des animaux inoffensifs.

    Les blaireaux se nourrissent principalement de vers de terre et ne gênent en aucun cas le chasseur dans son loisir mortifère. Il est classé gibier sans être mangé, il n’est pas classé nuisible et est protégé chez nombre de nos voisins européens.

    Quelle raison pour un tel acharnement en France? Si ce n’est, une nouvelle fois, le plaisir.

    Le plaisir de tuer.

    Pétition pour le blaireau 

    Vidéo de l’ASPAS

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