Nos communiqués de presse

  • juillet
    27
    18

    Complètement barge!


    On aime à lire la prose de M.Schraen, c’est un plaisir sans cesse renouvelé.

    Ce monsieur, président des chasseurs de France, non content de vouloir exterminer les derniers oiseaux d’Europe, se plait souvent à torturer…la langue française, à malmener la syntaxe, à martyriser l’orthographe et à supplicier le bon sens!

    Mais là, dans une lettre destinée à ces amis chasseurs, M.Schraen nous fait l’offrande d’un scoop énorme, il dit:

    « De toute façon, cette demande de reconduction de moratoire n’a qu’une seule fonction, retarder l’échéance et permettre au ministre de l’écologie de trouver une solution pour interdire la chasse ! »

    Voilà le mot est prononcé: interdire la chasse. Jusque là il n’osait pas le dire clairement, mais l’objectif final de son mandat est l’interdiction de la chasse. On comprend aisément que M.Schraen en ait assez de cette activité malsaine qui consiste à éliminer des animaux dont les effectifs sont déjà minés par la pollution et la destruction des habitats. Il faut écouter l’appel au secours de ce monsieur qui, en son fors intérieur, aime les animaux et souhaite leur bonheur. Il en a assez d’être dans le camp des destructeurs, des tueurs, des méchants. L’abolition de la chasse résoudrait enfin tous les petits tracas des chasseurs qui sont toujours à se plaindre, et geindre, ces Calimero de la société.

    Monsieur Hulot, si ce n’est pour les animaux faites-le pour les chasseurs, abolissez la chasse!

    La lettre émouvante de M.Schraen

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  • juillet
    24
    18

    En fait qui c’est les plus forts? C’est les Belges!


    Sur le terrain du bien-être animal, la Belgique nous bat à plate couture. Et en particulier la Wallonie qui est sur le point d’adopter des mesures en faveur des animaux qui ferons de cette région LA région en pointe dans ce domaine, en Europe.

    Comme d’habitude, la comparaison avec la France est déprimante. Des mesures comme la présence de caméras dans les abattoirs ou l’arrêt de la détention des cétacés auraient dues intervenir en France dernièrement, mais les lobbys sont ici plus forts que les bonnes intentions et que la volonté populaire.

    Article du Parisien

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  • juillet
    23
    18

    L’exemple vient (encore) d’ailleurs


    L’état a décidé de ré-ensauvager le pays en se donnant comme objectif 2% du territoire en zone sauvage où toute activité humaine est prohibée.

    Enfin un plan biodiversité ambitieux et précis…mais c’est en Allemagne!

    D’ici à 2020, l’état allemand prévoit donc de protéger intégralement 2% du territoire allemand alors que cette protection concerne actuellement 0,6% de ce même territoire, 5% des forêts évolueront naturellement. Cette volonté recueille l’approbation des deux tiers des citoyens qui selon un sondage de 2013 « préfèrent d’autant plus la nature qu’elle est sauvage ».

    La comparaison avec la France est dramatique. Ici on ne peut considérer comme réserves sauvages, que les zones centrales des parcs nationaux et les quelques réserves créées par des associations comme l’ASPAS. C’est à dire: pas grand chose, un confetti sur un terrain de football. Et lorsque Nicolas Hulot évoque la création ou l’extension de vingt réserves naturelles et la création d’un onzième parc national, il n’est pas question de zones plus protégées que les actuelles mais bien des lieux où les activités humaines, dont la chasse, seront permises.

    Forêts sauvages

    Document original allemand 

    Plan Biodiversité France

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  • juillet
    13
    18

    Les chasseurs, en pleine bourre!


    D’après la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), des millions de bourres plastiques de cartouches se retrouvent chaque année dans la nature.

    Une cartouche de chasse, instrument de mort, est constituée de plombs et de poudre dans un étui en plastique. Entre le plomb et la poudre se trouve la bourre, d’ordinaire d’origine végétale, en feutre ou en liège, mais de plus en plus souvent remplacée par un mécanisme en plastique. C’est cette bourre en plastique qui jonche les lieux de chasse et se retrouve à terme dans les cours d’eau et les mers.

    D’autre part, le Plan Biodiversité de M.Hulot prévoit l’arrêt de la pollution par le plastique d’ici 2025 et le recyclage de ce plastique par la mise en place de dispositifs de collecte (Chapitre 2.1 Mettre fin aux pollutions plastiques). Comment les chasseurs vont-ils pouvoir assurer leur rôle, autoproclamé, de premiers écologistes de France et respecter cet objectif ?

    Le RAC a réussi à mettre la main sur un plan d’action, encore confidentiel, élaboré par la Fédération des Chasseurs dans lequel il apparaît que le chasseur des années 2025 devra être muni en permanence d’un bac jaune pour récupérer les plastiques (bourres et étuis de cartouche), d’un bac vert pour récupérer le verre (bouteille de bière et de vin), d’un bac rouge pour récupérer les déchets métalliques (capsules de bière, plombs n’ayant pas touchés leur cible) et d’un composteur pour les « déchets » verts (ainsi dénommés les écolo tirés par « accident »).

    Pour l’instant, on se contentera de trouver du plomb dans le ventre des chevreuils et du plastique dans celui des cachalots.

    Source: L’oiseau Mag n°131 été 2018

     

     

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  • juillet
    13
    18

    Laurent Wauquiez arrose encore les chasseurs


    Afin de restaurer les maisons de chasse, même les flambant neuves, M.Wauquiez président de la région Auvergne-Rhône-Alpes vient de faire voter l’octroi de près de 378 000 euros à destination des Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA), qui n’en demandaient pas tant. En fait elles ne demandaient certainement rien, elles qui croulent déjà sous les largesses de Laurent le « bienfaiteur des chasseurs ». Cet argent servira comme d’habitude à acheter de nouveaux congélateurs, les anciens étant déjà pleins de cadavres.

    Alors que dans cette belle région, les petites maternités de proximité – celle de  Die (26) par exemple- ferment et que des femmes enceintes se retrouvent désormais à plus d’une heure de route de la maternité la plus proche, le plus important est aux yeux de M.Wauquiez d’aider ces pauvres et malheureux chasseurs, artistes incompris, spécialistes de nature morte.

    Le symbole est fort. M. Wauquiez privilégie un loisir de cruauté et de mort et préfère laisser fermer des lieux où la vie paraît.

    Article de l’Obs

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  • juillet
    11
    18

    Le blaireau, sur le fil du rasoir


    L’acharnement des pouvoirs publics à l’encontre du blaireau ne semble avoir aucune limite.

    Le blaireau est pourtant un animal inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, il est donc protégé, mais, il est malheureusement pourchassé en France, à titre dérogatoire.

    Son massacre est continu. Chaque année, à la demande des chasseurs, les préfets autorisent le tir, le piégeage et le tir de nuit de cette espèce dont la dynamique de reproduction est pourtant particulièrement faible et qui paye déjà un lourd tribu sur les routes.

    Comme toujours dans les atteintes à la faune sauvage, la procédure de consultation publique, qui n’est là que pour donner bonne conscience aux pouvoirs publics, ne sert à rien. L’avis des citoyens n’étant jamais pris en compte. Seules les doléances des chasseurs ont un poids.

    Il existe pourtant des mesures simples d’effarouchement ou de répulsion olfactive pour éviter les très rares dégâts causés aux cultures et aux infrastructures. Mais ici on préfère tuer plutôt que réfléchir.

    Le blaireau n’est qu’une cible de plus pour les chasseurs et les piégeurs irrespectueux de la vie sauvage.

    Le site de l’association Meles

    Le rapport du CSPNB (2016)

    Les consultations en cours (site AVES)

     

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  • juillet
    10
    18

    Le plan-plan biodiversité du ministre Hulot


    Notre conseil santé pour cet été:

    faites le plein de vitamines grâce aux fruits et légumes de saison et aussi grâce au soleil, qui en plus vous donnera bonne mine. Côté moral, pour garder bonne humeur et joie de vivre partez en famille ou entre amis et surtout, surtout,  ne lisez pas le plan biodiversité de M. Hulot.

    Ce texte est déprimant, à chaque page on croirait entendre son auteur nous confier: « je fais ce que je peux, mais les autres ils font rien qu’à m’empêcher ». Il suffit de citer l’introduction de chaque article pour en juger: nous accompagnerons, nous organiserons, nous procéderons à une évaluation, nous publierons un état des lieux, nous définirons en concertation, un groupe de travail sera constitué, nous inciterons, nous améliorerons…Quatre vingts dix actions sans volonté d’imposer quoique ce soit, sans référence à un financement quelconque, sans donner de calendrier précis.

    D’après Nicolas Hulot, il y a urgence à agir, à restaurer les milieux, à préserver les espèces. D’après le ministre Hulot, il faut prendre le temps de la réflexion, de la concertation, faire confiance aux filières, aux agriculteurs, aux chasseurs même. Ne rien faire, donc.

    En ce qui concerne les animaux sauvages, il faut bien chercher ce qui pourrait leur être favorable dans l’immédiat, et on ne trouve rien…

    De ce fait, les chasseurs peuvent être satisfaits de ce texte sans relief, et surtout de l’action 44 où il est question de la « gestion adaptative des espèces chassables », sans calendrier, sans précision sur qui va évaluer « l’état de conservation des espèces » ni quelle sera « l’instance d’expertise scientifique pour éclairer le choix de la gestion [] de chaque espèce ». Le plus simple serait de faire comme avant, c’est à dire de questionner les chasseurs, qui répondront systématiquement que l’espèce est en bonne santé, voire en sur-effectif et qu’il faut donc « réguler » à coups de fusil!

    J’ai cru un instant que Annie Cordy était revenue chanter « j’voudrais bien, mais j’peux point ». M. Hulot est un peu la bonne du curé du gouvernement.

    Bon été!

    Le plan biodiversité 

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  • juin
    30
    18

    Le tortionnaire de chats condamné


    Près de Caen (Calvados), un homme « bien sous tout rapport », ingénieur de formation, père de famille a été condamné par la justice pour avoir torturé des chats.

    Les chats, comme les chiens, sont en tant qu’animaux domestiques, protégés par la loi. Les mauvais traitements qu’on peut leur infliger sont donc répréhensibles.

    A contrario, les animaux sauvages ne bénéficient d’aucune protection. Par plaisir, on peut torturer les blaireaux dans leur terrier, on peut poursuivre les cerfs jusqu’à épuisement, on peut tirer les renardes qui mulotent pour nourrir leur progéniture et donc condamner les renardeaux à mourir de faim…etc. Et ça en  toute légalité.

    Pourtant, tous les animaux sont sensibles et souffrent dans leur chair et dans leurs sens.

    Les chasseurs, « biens sous tout rapport », eux aussi, deviennent des tortionnaires dès qu’ils enfilent leurs habits militaires.

    A quand, à Caen ou ailleurs, le procès de ceux-là?

    Article de France3 Normandie

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  • juin
    28
    18

    Des cadeaux en douce


    D’après l’Obs, une note confidentielle serait remise dans les jours à venir aux président et premier ministre français à propos d’une réforme attendue: celle de la chasse.

    Les chasseurs attendent beaucoup de l’exécutif, celui-ci leur ayant beaucoup promis. L’été est propice aux mesures prises en catimini, et apparemment trois mesures seraient dans les tuyaux:

    Les chasseurs veulent bien passer pour des protecteurs de la biodiversité mais pas au point d’accepter le regroupement de l’ONCFS (1), totalement acquis à leur pratique, avec l’AFB (2) plutôt tournée vers la protection de la nature. Là-dessus, les chasseurs exigent des garanties.

    Ils voudraient bien aussi quelques sous. Parce que se payer un lobbyiste de luxe, baisser le prix du permis de chasser, indemniser les dégâts causés par leurs cochongliers, ça coûte un pognon de dingue.

    Enfin, les chasseurs en ont assez qu’on les empêche de tuer ce qu’ils veulent, c’est à dire tout ce qui bouge. Les espèces chassables en France sont déjà plus de quatre-vingt-dix, mais ça ne suffit pas. Pour les chasseurs, une espèce en bonne santé, dont les effectifs sont abondants, est une espèce invasive qu’il faut RE-GU-LER. Quand il y en a beaucoup, il y en a trop. Ils aiment par dessus tout jouer au jeu puéril de celui qui a le plus gros … le plus gros tableau de chasse!

    (1) ONCFS: Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

    (2) AFB: Agence Française pour la Biodiversité

    Article de l’Obs

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  • juin
    22
    18

    « Les chasseurs, ils ont un pognon de dingue! »


    On apprend que la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Oise, après celles de Haute-Vienne, de  Charente, de la Nièvre, de Corrèze, de Vendée et du Cher, propose le permis de chasser pour que tchi, que pouïk, zero euros. C’est à dire que ces fédérations ne sachant que faire de leur flouze, tant elles sont blindées de fric, proposent aux djeuns la formation et les frais d’inscription pour nada. Après, il faudra quand même que le minot il crache au bassinet pour payer son sésame. (1)

    Pour la petite histoire, il faut rappeler que le permis de chasser existe depuis 1976. Avant cette date, il suffisait d’être majeur et de retirer son titre, le permis blanc, dans la mairie de son lieu de résidence. Cela signifie que les chasseurs qui ont plus de 63 ans en 2018 sont hautement susceptibles de n’avoir jamais passé d’examen pour obtenir ladite carte, ils sont donc hautement susceptibles de causer des dégâts par manque de formation.

    C’est un peu comme si, sur la route, la moitié des automobilistes n’avait jamais passé le permis de conduire! Ce n’est pas très rassurant.

    (1) la rédaction se désole du langage peu châtié de ce billet, mais désormais c’est comme ça qu’on cause quand il s’agit d’oseille.

    Article France Info

     

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