Nos communiqués de presse

  • mai
    13
    18

    La chasse au phoque reste ouverte dans le Pas-de-Calais


    Trois phoques ont été retrouvés morts sur les plages du Pas-de-Calais ces derniers mois. Tous les trois ont, semble-t-il, été tués délibérément, l’autopsie de l’un deux -pratiquée à Liège- a montré la présence de plombs de chasse et de nombreuses traces de coup. L’association Sea Shepherd promet une récompense de 10 000 euros à quiconque permettra l’identification des auteurs de ces actes de cruauté.

    A entendre le responsable de la chasse du département, dans le 20 heures de France2 , les chasseurs locaux ne peuvent être mis en cause et les arguments avancés sont tout à fait recevables: « la chasse est fermée » et « il n’y a pas de chasseur qui se promène sur la plage surtout en ce moment avec le soleil qu’on a » (sic). Selon des sources non vérifiées il aurait ajouté: « je penche plutôt pour un joueur de ping-pong, ça paraît plus vraisemblable ».

    Un peu plus loin, il ajoute, en consultant ces notes, que chaque phoque consomme 8 kg de poisson par jour ce qui expliquerait les crispations sur le terrain. A raison de 800 phoques présents sur les côtes françaises, on imagine les dégâts!

    Les britanniques, avec 50 000 veaux marins et 100 000 phoques gris n’ont pas ce genre de soucis, eux. Heureux hommes!

    Sur France Info

    Entretien avec la présidente de Sea Shepherd France

    Six mois plus tard

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  • mai
    03
    18

    Becs et ongles pour les corbeaux


    Voilà donc comment sont établies nos relations avec les co-habitants de la planête.

    Les renards sont des concurrents, on les tue; les blaireaux font des trous, on les tue; les corbeaux font du bruit, on les tue.

    Mon voisin met la musique un peu fort, je le tue aussi?

    Pourquoi n’utiliser que la partie limbique du cerveau, celle qui incite à la violence, pourquoi ne pas faire fonctionner le cortex et trouver une solution moins primaire que l’extermination des autres?

    A Bellac (Haute-Vienne), une fois de plus, les chasseurs se sont mis au service du préfet pour accomplir la seule tâche dont ils sont capables: tuer.

    La chasse suspendue dans un premier temps

    Les habitants se rebiffent

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  • avril
    28
    18

    La pub oiseuse des chasseurs de l’Oise


     

    Voilà ce qu’on peut voir sur les panneaux publicitaire dans l’Oise:

    pub chasseur-001

    On voudrait nous faire croire que les chasseurs ont du « coeur », s’occupe d’ « éducation », se préoccupe de « nature » En voilà de la fake-news !

    Deux « mondes » s’opposent: Le monde des tueurs et le monde des défenseurs de la vie.

    Les chasseurs aiment à croire en une société manichéenne.

    Le visuel montre clairement que les chasseurs opposent aussi la ville et la campagne. La ville des bobos qui ne peuvent rien comprendre à la chasse et la campagne peuplée de chasseurs qui savent tout de la nature et de la ruralité.

    N’oublions pas que c’est dans l’Oise que sévissent bon nombre de compagnie de chasse à courre, que les chasseurs sont devenus des auxiliaires de gendarmerie et que le préfet prévoit de s’occuper particulièrement des militants de AVA.

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  • avril
    28
    18

    Stop au braconnage!


    Nous sommes favorables à l’application de la loi!

    Les chasseurs, avec la complicité de l’Etat, ne respectent déjà aucune propriété privée, ils sont chez eux partout et même dans les réserves naturelles.

    La quiétude de la réserve de la Baie de Canche (Pas-de-Calais), où la chasse est interdite en théorie (décret n°87-534 du 9 juillet 1987) mais pas dans la réalité, ne peut être garantie que si les limites de cette réserve sont clairement signalées. Mais le préfet du Pas-de-Calais, pour faire plaisir aux chasseurs, refuse ce balisage depuis 1987!

    Cette réserve doit être balisée pour que la vie soit respectée, la vie de tous les organismes vivants.

    Pétition pour le respect des engagements de l’Etat

    Site de la réserve de la Baie de Canche

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  • avril
    24
    18

    Le préfet pyromane


    M. le préfet de l’Oise est un ancien militaire, issu de St Cyr.

    Il ne connait qu’une sorte de détente, celle du fusil.

    Et plutôt que de privilégier le dialogue et la concertation entre chasseurs et opposants à la chasse, il préfère la provocation et l’incitation à la violence. La surenchère aussi, quitte à confondre contravention et délit.

    Le rôle d’un représentant de l’état est-il de monter une partie de la population contre une autre?

    De prendre partie pour une minorité, fusse-t-elle armée, et de fustiger une majorité pacifique?

    Une pétition demande sa démission: ici

    Un élu de la république soutient un représentant de la république contre le (petit) peuple: ici

    La vidéo de AVA: ici

     

     

     

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  • avril
    21
    18

    Le respect des animaux bientôt dans la constitution…belge


    Ce n’est pas en France qu’on verrait cela.

    Sur une proposition de la présidente du Sénat Christine Defraigne (MR), et de la sénatrice Sabine de Bethune (CD&V), des auditions visant à inscrire la protection, la dignité et le bien-être des animaux dans la Constitution belge se sont déroulées au Sénat de Belgique en Commission des Affaires institutionnelles.

    On imagine difficilement le président du Sénat français prendre une telle initiative!

    Ecoutons Mme Defraigne:  » Plus j’entends les experts [ ] plus je pense que cette étape d’inscription dans la Constitution du bien-être animal [ ] est vraiment très importante parce que cela aura des implications pratiques, pragmatiques et ce seront aussi des guides d’interprétation jurisprudentielle ».

    Cette inscription n’interviendra peut-être jamais, mais on peut quand même remarquer que prendre en compte les 86% de Belges qui sont favorables à cette mesure, auditionner des experts en droit et des défenseurs des animaux, ça ressemble à de la démocratie.

    Pendant ce temps, en France, le gouvernement écoute et comble de cadeaux les chasseurs -qui représente environ 1,5% de la population- plutôt que les experts ou la majorité de français qui s’oppose à la chasse.

    Vidéo de Gaïa

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  • avril
    20
    18

    Un peu plus de tranquillité pour le renard


    La mobilisation paye.

    Le Collectif Renard Grand Est avait lancé l’alerte, et signalé les consultations publiques dans les départements de la Moselle, des Ardennes, de la Meurthe-et-Moselle et de l’Aube portant sur différents projets d’arrêtés préfectoraux autorisant la destruction des renards par tirs de nuit.

    Si dans les deux premiers départements on réfléchit encore, les préfectures de la Meurthe-et-Moselle et de l’Aube ont pris la décision de ne pas prendre ces arrêtés, et renoncent donc à utiliser le tir de nuit. Cela représente la survie de plusieurs centaines de renards!

    Les motivations de la décision sont intéressantes:

    Pour le département de l’Aube, on peut lire que les arguments fondés sur des études scientifiques ont été pris en compte ainsi que les éléments de contexte suivants :

    – L’arrêté préfectoral qui avait autorisé le tir de nuit des renards pour l’année 2017 dans l’Aube a fait l’objet d’un recours, le jugement devrait intervenir avant la fin du 1er trimestre 2018.

    – Début 2018, un arrêté analogue pris en Moselle a été annulé par le tribunal administratif de Strasbourg.

    Les recours, les décisions antérieures, la forte mobilisation peuvent faire réfléchir certains préfets pour qui les décisions de destruction des animaux semblent moins automatiques.

    Bravo au Collectif Renard Grand Est!

    Motif de la décision (préfecture de l’Aube) 

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  • avril
    17
    18

    Nuisible un jour, nuisible toujours!


    Le ministère de la transition écologique et solidaire ouvre, du 12 au 27 avril 2018, une consultation publique qui porte sur « diverses dispositions relatives à la chasse et à la faune sauvage ».

    Des modifications sont proposées dont le changement de l’appellation « nuisible » en celle de « susceptible de causer des dégâts », ce qui ne change rien au sort réservé aux animaux ainsi classés.

    La disposition la plus importante à nos yeux concerne la prolongation d’un an de la validité de l’arrêté ministériel relatif à ce dit classement des espèces sauvages indigènes susceptibles de causer des dégâts actuellement en vigueur.

    Décryptage.

    Jusqu’en 2012, le classement des animaux sauvages dans la catégorie nuisible était établi pour une durée de un an et renouvelé chaque année après consultation des parties prenantes. A partir de 2012, cette durée est passée à trois ans. Le renard, par exemple, a été classé nuisible dans la quasi totalité des départements français de 2012 à 2015 puis de 2015 à 2018.

    La procédure aurait due être répétée en 2018, mais le ministère en a décidé autrement. Il demande de prolonger d’un an le statu quo pour ensuite… allonger cette durée à six ans!

    Notre renard pris pour exemple sera donc persécuté six années durant, sans qu’on tienne compte de l’évolution de son état sanitaire, sans évaluer l’impact d’un changement climatique (ou autre) intervenant pendant cette période.

    Un an de persécution ne suffisait pas, trois ans non plus, il faudrait six années maintenant, et pourquoi pas perpet’?

    Le ministère parle d’une simplification des démarches, on entend plutôt cadeau aux chasseurs et piégeurs et mépris évident de la biologie des espèces et … des défenseurs de la nature.

    Le lien pour accéder à la consultation est ici: ministère de la transition écologique et solidaire.

    Nous vous demandons de manifester votre désaccord sur le principe même de classement des animaux en catégories et en particulier sur le fait de pourchasser, martyriser et exterminer des animaux « susceptible de causer des dégâts ».

    Est-il normal de condamner un être vivant parce qu’il est « susceptible de »?

    Nous demandons justice pour les animaux sauvages! 

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  • avril
    13
    18

    Noël en avril, pour les chasseurs


    Le père Noël Macron est passé et sa hotte est pleine de cadeaux pour ses amis chasseurs.

    Il y avait déjà un silencieux tout neuf, des oies en février et il y a maintenant des réductions sur le permis de chasse national.

    Celui-ci passera de 400 euros à 200 euros, soit presque le même prix que le permis départemental. Si l’on comprend bien, pour le même prix, les chasseurs pourront chasser partout en France au lieu de rester cantonné dans leur département.

    Pourquoi se priver?

    Sauf que l’argent qui allait aux Fédérations Départementales ira directement dans les caisses de la Fédération Nationale. Et le manque à gagner serait compensé, à hauteur de 18 millions d’euros, par l’état, c’est à dire nous!

    Cela fait potentiellement beaucoup de mécontents et une poignée de satisfaits: Willy Schraen qui oeuvre surtout pour sa pomme et sa réélection future au poste de président de la Fédération Nationale de la Chasse, Thierry Coste qui justifie ainsi ses émoluments et … provisoirement M.Macron qui pense ainsi se mettre dans la poche les ruraux, puisqu’il est bien connu que tous les ruraux sont chasseurs n’ayant rien d’autre à faire dans leur campagne déshéritée.

    Reportage France 2

    Chasse, pas de réduction pour le permis de tuer

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  • avril
    11
    18

    Du plomb dans l’aile


    En mars 2018, l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation) rendait un avis relatif au « risque sanitaire lié à la consommation de gibier au regard des contaminants chimiques environnementaux (dioxines, polychlorobiphényles (PCB), cadmium et plomb) »

    Les résultats portent surtout sur le gros gibier (cerf, chevreuil et sanglier) et montrent que les animaux sauvages présentent des taux de plomb (en particulier) bien plus élevés que les gibiers d’élevage et les animaux de boucherie. Faute d’échantillons suffisants, les petits gibiers (à plumes, à poils et d’eau) n’ont pas été contrôlés, ce que regrette l’ANSES.

    La contamination en plomb s’explique par l’utilisation de munitions de chasse en ce métal, sous la forme principale de grenaille. Mais aucune réglementation, ni nationale ni européenne, ne fixe de concentration acceptable dans la viande de gibier, seule des recommandations existent.

    L’agence recommande:

    -de limiter la consommation de grand gibier sauvage à une fréquence occasionnelle (de l’ordre de trois fois par an)

    -aux femmes en âge de procréer et aux enfants d’éviter toute consommation de grand gibier sauvage, compte tenu des effets nocifs du plomb observés durant la période de développement foeto-embryonnaire et au cours de l’enfance.

    Le RAC remarque qu’aucune publicité quant à cet avis n’a été faite par la Fédération Nationale de Chasse (FNC), alors que les premiers intéressés sont les chasseurs et leurs proches. Cette pollution – environ 6000 tonnes de plomb par an qui se retrouvent ainsi dans la nature  – due aux munitions de chasse n’entre sans doute pas dans le plan de communication de la FNC!

     

    Le rapport de l’ANSES

    Conflit de canard:

    Echo dans le Canard Enchainé

    Echo dans le Canard Enchainé

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