Notes de lecture

  • juin
    20
    18

    Henry Spira, l’inspirant


    Théorie tube dentifrice

    Peter Singer qu’on ne présente plus (1) a écrit la biographie de Henry Spira en 1998, vingt ans plus tard une maison d’édition (Goutte d’or) a la bonne idée de la publier en français.

    Heureusement, les militants de la cause animale, telle Brigitte Gothière, n’ont pas attendu cette traduction pour s’inspirer de la méthode Spira.

    Henry Spira a révolutionné le combat militant contre l’administration et les multinationales. Ses principes, simples, sont reproductibles et mis en application avec succès par des associations. Peter Singer en retient dix que l’on peut résumer ainsi:

    1 analyser l’opinion publique pour mieux la comprendre

    2 choisir une cible par rapport à sa vulnérabilité

    3 se fixer des objectifs concrets et réalisables

    4 préparer les dossiers avec honnêteté et sérieux

    5 agir sans manichéisme

    6 toujours rechercher le dialogue, comme préalable

    7 être prêt à la confrontation

    8 éviter la bureaucratie, avoir une structure simple et légère

    9 ne pas faire confiance ni aux politiques ni à l’administration

    10 se poser la question – » est-ce que ça va marcher? »

    Henry Spira agissait toujours à visage découvert, en essayant d’abord de négocier avec son adversaire, qui, la plupart du temps, ne le prenait pas au sérieux. Alors il engageait un bras de force, jusqu’à obtenir le résultat escompté.  C’est ainsi qu’il a contribué à une réduction drastique du nombre d’animaux testés par l’industrie cosmétique.

    Il a été l’initiateur d’un mouvement qui se poursuit encore maintenant en direction des élevages industriels, des abattoirs, là où le monde animal souffre.

    Théorie du tube de dentifrice

    Peter Singer

    Editions Goutte d’or

    ISBN 9791096906086

    (1) auteur de La libération animale, ed. Payot

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  • mai
    16
    18

    Ré-ensauvageons la France


    Ré-ensauvageons la France

    Voilà un livre résolument optimiste qui montre que depuis 1976 et la loi de protection de la nature, des progrès ont été fait en France dans ce domaine, mais aussi que beaucoup reste à faire. Pour les auteurs, la France a des atouts indéniables: des reliefs et des climats variés, une température moyenne plutôt douce, une hydrologie bien répartie. La France présente malgré tout de nombreux handicaps dont la chasse n’est pas un des moindres.

    Il pourrait, il devrait y avoir plus d’animaux sauvages en France. Le frein est surtout dans les mentalités, dans la psychologie, on a peur des maladies, des invasions. Or les densités naturelles sont loin d’être atteintes.

    En extrapolant les résultats obtenus par nos voisins européens, on peut légitimement penser qu’un regain de biodiversité générerait une activité économique très importante, tout en polluant moins!         Il vaut mieux être riche (de biodiversité, d’argent généré par l’observation de la nature) et bien portant que pauvre et malade (de pratiques culturales polluantes).

    Les auteurs font référence à la chasse à plusieurs reprises pour dire par exemple: « Moins chasser permettrait d’augmenter rapidement les effectifs, leur répartition, et surtout d’atteindre les densités naturelles. Les animaux oublieraient leurs comportements d’évitement, leur isolement, leurs habitudes nocturnes. » (p 82-83) Mais que signifie « moins chasser »? S’agit-il d’une réduction dans l’espace (plus de zones réservées), dans le temps (plus de jours sans chasse)?

    Au RAC, nous pensons que seule l’abolition de la chasse amènerait un mieux dans le quotidien des animaux sauvages.

    Ré-ensauvageons la France

    Gilbert Cochet et Stéphane Durand

    Actes Sud (2018)

    ISBN 9782330096168

     

     

     

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  • mai
    03
    18

    Les français et la nature


    les français et la nature

    « [] la culture détermine de façon assez stricte de très nombreux comportements[] »
    La sociologue Valérie Chansigaud dresse dans ce livre un constat sans appel: les français s’intéressent moins à la nature que leurs voisins germanophones ou anglophones.
    Les livres sur la nature, les guides, sont le plus souvent des traductions d’auteurs anglo-saxons, les tirages sont faibles en France comparés à ceux d’Angleterre ou des USA. Dans ce domaine, la Hulotte représente une exception.
    Les sociétés protectrices de la nature, elles aussi, apparurent tardivement en France et affichent encore aujourd’hui un nombre d’adhérents bien plus faibles que leurs homologues anglo-saxonnes. Par exemple, environ 45000 personnes adhèrent à la Ligue de la Protection des Oiseaux (LPO) tandis que son équivalent britannique a plus d’1 million d’adhérents!

    Conséquence: les Français ont du mal à se mobiliser pour défendre les animaux et l’environnement.

    Les chasseurs règnent sans partage sur nos campagnes, les préfets sont à leurs ordres et ils ont leurs entrées au sommet de l’Etat.

    Et si on changeait cela ?

    Adhérons en masse aux associations de protection de la nature qui se battent becs et ongles pour la vie. Le RAC par exemple!

    La mobilisation paye, ne l’oublions pas.

    Les Français et la nature

    Valérie Chansigaud

    Acte Sud (2017)

    ISBN 9782330080266

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  • mars
    19
    18

    Révolutions animales


    Revolution animale

    Sous la direction de la journaliste Karine Lou Matignon, des articles passionnants écrits par des auteur(e)s majeur(e)s tel(le)s que Jane Goodall, Pierre Jouventin, Valérie Chansigaud, Mathieu Ricard et bien d’autres…

    Nous retiendrons plus particulièrement le texte de Denis-Richard Blackbourn « La fable des animaux « nuisibles » » et celui de Melvin Josse (fondateur de Convergence Animal Politique) « Evolution d’un mouvement ». (MG mars 2018)

    Révolutions animales

    Sous la direction de Karine Lou Matignon

    Editions ArteEDITIONS et Les Liens qui Libèrent (2016)

    ISBN 9791020903242

     

     

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  • mars
    16
    18

    Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux?


    Sommes-nous trop "bêtes"... Frans de Waal

    La réponse à la question qui sert de titre à cet ouvrage pourrait-être: « oui, mais de moins en moins »!. Frans de Waal explique comment l’éthologie prend le pas sur le béhaviorisme dans l’étude du comportement animal. L’intelligence animale ne se mesure pas à l’aune de notre intelligence. Les éthologues comme de Waal se mettent « dans la peau » de l’animal pour l’étudier, pour appréhender son umwelt. (MG mars 2018)

    Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ?

    Frans de Waal

    Editions Les Liens qui Libèrent (2016)

    ISBN 9791020904140

     

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