Jan
07
19

Au jeu de l’oie, les dés sont pipés


M. Macron l’avait promis.

La chasse aux oies cendrées est normalement autorisée jusqu’au 31 janvier, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (des chasseurs), pour faire plaisir à ces mêmes chasseurs, demande une dérogation, un contournement de la loi, pour les chasser tout le mois de février 2019.

L’oie cendrée est un oiseau migrateur dont la population s’accroît, on devrait s’en réjouir. Cette croissance devient une raison pour extermination.

L’oie cendrée provoquerait des dégâts. Mais où? Pas en France, aux Pays-bas. Nous sommes en face d’une jurisprudence inédite: un animal migrateur susceptible d’occasionner de dégâts dans un autre pays, même pas limitrophe, devient automatiquement « nuisible » dans un autre pays?

Dans l’arrêté en projet, on peut lire que:  » le prélèvement par tir de l’oie cendrée est autorisé, à des fins non récréationnelles… » Ce qui signifie que les chasseurs ne devront pas prendre plaisir à tuer, cette fois. Mais comment vont-ils faire, c’est là leur motivation première?

On peut se demander jusqu’où ira l’hypocrisie des chasseurs et de nos gouvernants.

Dans le même arrêté, tout en bas et sans qu’il en soit fait référence dans la consultation publique, l’oie des moisson et l’oie rieuse voient leur période de chasse prolongée de dix jours, sans justification, sans qu’il soit fait état de la croissance de leurs populations respectives, sans référence à des dégâts. Pour le plaisir.

Consultation publique à commenter d’urgence

Projet d’arrêté 

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