• Le piégeage

     

    Les espèces piégeables en France

    Le piégeage concerne les espèces classés « nuisible ». Cette notion est sans fondement scientifique, chaque espèce ayant sa place au sein de l’écosystème.

    Les liste des espèces varie d’un département, elle est fixée par arrêté ministériel et préfectoral.

    -Mammifères :
    Martre
    Belette
    Fouine
    Renard
    Lapin de garenne
    Chien viverrin
    Putois
    Ragondin
    Rat musqué
    Raton laveur
    Vison d’Amérique

    -Oiseaux :
    Corbeau freux
    Corneille noire
    Étourneau sansonnet
    Geai des chênes
    Pie bavarde
    Pigeon ramier

    Rares sont les pays d’Europe ayant une liste aussi longue d’animaux piégeables !

     

    piege_belisle
     
    cage

     

    Des pièges cruels ou stressants

    Beaucoup de pièges sont douloureux pour l’animal. Les animaux attrapés dans les collets à arrétoir se blessent en essayant de partir (il arrive que des animaux meurent pendus). Certains, pris la patte dans un piège, se blessent en tentant de s’enfuir. Il faut savoir qu’il existe des pièges légaux qui provoquent la mort de l’animal par noyade ! D’autres pièges, s’ils ne conduisent pas à une mort douloureuse, sont très stressants pour l’animal prisonnier qui attend l’heure de sa mort (en général coup de matraque, parfois de fusil).

    Dans l’attente d’une interdiction totale du piégeage, le RAC demande que les pièges entrainant stress ou douleur soient immédiatement interdits. Les pièges tendus devraient être obligatoirement visités 2 fois par jour afin que le temps où l’animal stresse (voire se blesse en tentant de se libérer) soit diminué.

     

    Des pièges non sélectifs

    La majorité des pièges utilisés actuellement en France ne sont pas sélectifs.

    Ainsi, des espèces protégées, non piégeables ou domestiques se font prendre dans les pièges.

    Par exemple, dans certaines régions les populations de blaireaux (non piègeable) ont fortement chuté suite à l’installation de collets destinés aux renards.

    Il est fréquent que des rapaces meurent dans les pièges appelés Bélisle.

    Genettes, chats sauvages et autres espèces protégées ou domestiques se font tuer dans des pièges « à assommoirs ».

    Dans certains lieux sont utilisées des tendelles à grives. Cependant, très souvent des rouges-gorges et fauvettes se font tuer !

    Il n’est pas rare que des chats se prennent dans des pièges (certains y laissant la vie).

    Dans l’attente d’une interdiction totale du piégeage, le RAC demande que les pièges tuant l’animal soient immédiatement interdits afin de pouvoir relâcher toute espèce non piégeable.

    herisson_piege
    En se promenant dans la nature, un de nos adhérents a découvert un hérisson (espèce protégée) pris dans une cage. La pauvre bête était très affaiblie, le piégeur n’était sans doute pas venu vérifier son piège depuis plusieurs jours !

     

    L’utilisation d’appâts vivants

    Il existe des pièges fonctionnant à l’aide d’appelants vivants ! C’est le cas de certains pièges pour pies et corvidés. On trouve aussi des cages dans lesquelles sont placés des faisans pour attirer les renards.

    Ainsi, ce sont des milliers d’oiseaux (pies, corbeaux, corneilles, faisans, etc.) qui passent leur courte vie emprisonnés dans un espace minuscule, dans l’unique but d’attirer au piège leurs semblables ou leurs prédateurs.

    Dans l’attente d’une interdiction de tout type de piégeage, le RAC demande l’interdiction des pièges fonctionnant à l’aide d’appelants.

    Sinon, pour les autres types de pièges, nous avons remarqué que beaucoup de piégeurs appâtent leurs pièges à carnivores à l’aide de tripailles ou carcasses de volailles. On pourrait s’interroger sur les risques sanitaires que cela pourrait engendrer (dissémination de virus de style grippe aviaire, etc.) et l’illégalité de cette pratique.

     

    Pendant l’hiver et en période de reproduction

    Bien que cela puisse paraître totalement aberrant, en France le piégeage est autorisé toute l’année !

    En hiver, les animaux sont souvent faibles car la nourriture se fait rare. C’est notamment le cas des petits prédateurs (renards, putois, fouine, vison, etc.) qui parcourent de longues distances pour tenter de trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

    Il est inadmissible que les piégeurs profitent de cette situation pour tendre leurs pièges en ayant ainsi la certitude d’y attraper rapidement un animal affamé croyant enfin avoir trouvé un peu de nourriture !

    D’autre part, entre le mois de février et de juillet, les animaux piégeables sont, comme les autres espèces, en période de reproduction. Ils ont ainsi leur portée à s’occuper, et doivent chercher un maximum de nourriture pour rassasier leurs rejetons.

    Encore une fois les piégeurs profitent de la situation pour capturer les parents en quête de nourriture. Mais pire encore, pendant cette période, ce sont ainsi annuellement des milliers de jeunes mammifères ou oisillons qui meurent de faim au terrier ou au nid, leurs parents s’étant fait piéger ! Bien sûr, les piégeurs l’ont compris, et c’est pour cela que le printemps est la pleine saison du piégeage.

    Dans l’attente d’une interdiction totale, le RAC demande que le piégeage soit au moins fermé du 1er janvier au 30 juin !

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