Mai
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Dans l’Orne la préfète dépasse les bornes!


La croissance de la population des sangliers est un problème dans de nombreux départements français. Il est bon de rappeler que dans les années 70, il se tuait environ 60 000 sangliers en France (Chiffre ONCFS de 1976) contre plus de 700 000 maintenant!

Les raisons de l’explosion de ces densités extra-ordinaires sont principalement à attribuer au monde de la chasse: Face à la disparition du lot commun du chasseur à savoir « le petit gibier », les instances de la chasse ont décidé au début des années 80 de développer la chasse aux grands ongulés, s’en est suivi des milliers de lâchers d’animaux, lâchers qui persistent encore aujourd’hui de façon clandestine, le croisement dans certaines régions avec le cochon d’Asie donnant le cochonglier, espèce hybride très prolifique, et nourrissage tout au long de l’année dans bien des départements pour des motifs fallacieux.

Ainsi le nombre de sangliers tués à été multiplié par 12,9 en 40 ans (chiffres ONCFS) et l’expansion ne cesse d’augmenter.
La culture intensive de maïs a contribué à cet accroissement et le réchauffement climatique n’arrangera pas les choses, les hivers étant moins rudes.
Les chasseurs sont donc à l’origine de l’accroissement des populations de sangliers, et donc des dégâts causés aux cultures et donc indemnisent les agriculteurs, ils entretiennent une surpopulation animale pour réaliser les tableaux de chasse et font commerce des cartes « grands gibiers ».
Il est à noté toutefois que selon un rapport présenté par La France Agricole : 90% des dégâts sont concentrés dans 10% des communes…
Il est clair que des mesures nécessaires au retour à des densités naturelles de sangliers ne peuvent être confiées aux chasseurs. Nous proposons aux Pouvoirs Publiques, des mesures pour ramener les densités animales acceptables, telles que l’arrêt du nourrissage et des lâchers, la protection des cultures en bordure de forêt (éviter le maïs) et l’utilisation d’une molécule contraceptive le temps qu’il sera nécessaire et en dernier lieu des tirs sélectifs effectués par des gardes assermentés.

L’ouverture anticipée de la chasse aux sangliers le 1er juin dans l’Orne engendrera du danger pour les riverains et ne résoudra donc rien du tout, sachant de plus que ces tirs désordonnés créent un stress qui accélère la fertilité…

Pétition.

Notre fiche sangliers

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