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Du plomb dans l’aile


En mars 2018, l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation) rendait un avis relatif au « risque sanitaire lié à la consommation de gibier au regard des contaminants chimiques environnementaux (dioxines, polychlorobiphényles (PCB), cadmium et plomb) »

Les résultats portent surtout sur le gros gibier (cerf, chevreuil et sanglier) et montrent que les animaux sauvages présentent des taux de plomb (en particulier) bien plus élevés que les gibiers d’élevage et les animaux de boucherie. Faute d’échantillons suffisants, les petits gibiers (à plumes, à poils et d’eau) n’ont pas été contrôlés, ce que regrette l’ANSES.

La contamination en plomb s’explique par l’utilisation de munitions de chasse en ce métal, sous la forme principale de grenaille. Mais aucune réglementation, ni nationale ni européenne, ne fixe de concentration acceptable dans la viande de gibier, seule des recommandations existent.

L’agence recommande:

-de limiter la consommation de grand gibier sauvage à une fréquence occasionnelle (de l’ordre de trois fois par an)

-aux femmes en âge de procréer et aux enfants d’éviter toute consommation de grand gibier sauvage, compte tenu des effets nocifs du plomb observés durant la période de développement foeto-embryonnaire et au cours de l’enfance.

Le RAC remarque qu’aucune publicité quant à cet avis n’a été faite par la Fédération Nationale de Chasse (FNC), alors que les premiers intéressés sont les chasseurs et leurs proches. Cette pollution – environ 6000 tonnes de plomb par an qui se retrouvent ainsi dans la nature  – due aux munitions de chasse n’entre sans doute pas dans le plan de communication de la FNC!

 

Le rapport de l’ANSES

Conflit de canard:

Echo dans le Canard Enchainé

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