Sep
21
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Genève, canton béni


Voilà encore quelque chose que la chasse ne permet pas de faire en France: l’observation du comportement normal d’animaux sauvages dans leur milieu.

La chasse conduit à une sélection d’animaux craintifs. Les distances de fuite sont en France particulièrement importantes. Il n’est pas possible d’approcher les mammifères à des distances raisonnables qui permettraient, par exemple, de les photographier correctement avec du matériel amateur.

L’usage des carabines à longue portée, jusqu’à 3000 mètres, incitent les animaux à fuir toujours plus vite à l’approche d’un humain perçu comme un ennemi.

A contrario, dans les régions où la chasse n’est plus pratiquée depuis longtemps, comme le canton de Genève, la confiance revient peu à peu. On ne demande pas à ce que les animaux sauvages viennent nous manger dans la main, mais simplement qu’une cohabitation respectueuse s’instaure entre tous les animaux, humains compris.

La chasse engendre la défiance des animaux sauvages envers les humains et entrave de ce fait le développement économique lié à l’observation des animaux en liberté. Par exemple, bon nombre de gîtes de moyenne montagne se retrouvent sans activité, dès septembre, alors que plus de quiétude permettrait la venue de naturalistes, de photographes animaliers, de simples randonneurs que les risques d’accidents de chasse effraient.

Visites cerfs à Versoix

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