Juil
13
18

Les chasseurs, en pleine bourre!


D’après la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), des millions de bourres plastiques de cartouches se retrouvent chaque année dans la nature.

Une cartouche de chasse, instrument de mort, est constituée de plombs et de poudre dans un étui en plastique. Entre le plomb et la poudre se trouve la bourre, d’ordinaire d’origine végétale, en feutre ou en liège, mais de plus en plus souvent remplacée par un mécanisme en plastique. C’est cette bourre en plastique qui jonche les lieux de chasse et se retrouve à terme dans les cours d’eau et les mers.

D’autre part, le Plan Biodiversité de M.Hulot prévoit l’arrêt de la pollution par le plastique d’ici 2025 et le recyclage de ce plastique par la mise en place de dispositifs de collecte (Chapitre 2.1 Mettre fin aux pollutions plastiques). Comment les chasseurs vont-ils pouvoir assurer leur rôle, autoproclamé, de premiers écologistes de France et respecter cet objectif ?

Le RAC a réussi à mettre la main sur un plan d’action, encore confidentiel, élaboré par la Fédération des Chasseurs dans lequel il apparaît que le chasseur des années 2025 devra être muni en permanence d’un bac jaune pour récupérer les plastiques (bourres et étuis de cartouche), d’un bac vert pour récupérer le verre (bouteille de bière et de vin), d’un bac rouge pour récupérer les déchets métalliques (capsules de bière, plombs n’ayant pas touchés leur cible) et d’un composteur pour les « déchets » verts (ainsi dénommés les écolo tirés par « accident »).

Pour l’instant, on se contentera de trouver du plomb dans le ventre des chevreuils et du plastique dans celui des cachalots.

Source: L’oiseau Mag n°131 été 2018

 

 

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